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mercredi 27 avril 2016

Le sac à dos de Mrs O.

Vous l'aurez remarqué, je n'en suis plus à ma première excursion improvisée et je commence à savoir faire mon sac pour un city-trip d'une journée en moins de temps que je vais mettre à écrire ce post !

D'abord, je dis sac à dos car après avoir longtemps opté pour le sac à l'épaule du type tote bag dont je raffole, je me suis vite rendue compte que pour une journée complète de marche non-stop version blogueuse voyage, c'était difficile de supporter le poids du sac sur une seule épaule et je finissais avec un mal de dos pas très drôle. En septembre, je suis allée chez Decathlon pour je ne sais plus quelle raison mais toujours est-il que pour 3€49 je suis ressortie avec ce petit sac repliable, imperméable, solide et d'une capacité de 14L. Laissez-moi vous dire qu'il est idéal pour mes city-trips et qu'il est décliné en toutes les couleurs des plus sobres aux plus voyantes, avec ou sans motifs. Il est très pratique aussi car il peut se replier et tenir dans ma main, et est donc facilement transportable dans un plus gros sac si on veut ensuite déposer ses affaires à l'hôtel et le remplir une fois sur place pour visiter. Voilà pour le contenant ! On passe au contenu?


Oh la jolie photo bien alignée ! Alors qu'est-ce qu'on a là? 

Mon polaroid nouvelle génération Instax Mini 90, cadeau de ma petite famille pour mon anniversaire numéro 22 et qui me procure de la joie chaque fois que je l'utilise. Comme les pellicules sont un peu chères, je ne le prends que quand je vais faire un city-trip qui s'annonce riche en clichés sympas. 
Prix de l'appareil : entre 140 et 150€
Prix des pellicules ; 10€ le paquet de 10. Trouvables à la FNAC où dans les boutiques photos.

Mon gel pour les mains, devenu un indispensable en voyage puisque je touche environ les mêmes portes, banquettes de train, barres de métro et ceintures d'avion que des milliers de personnes toute la journée. Le mien est un de ceux qu'on trouve par trois au magasin TIGER pour trois fois rien et il sent, ou plutôt est supposé sentir le thé vert mais bon, je trouve qu'il sent juste le désinfectant et c'est déjà bon signe !

Des snacks ! Bon d'habitude des healthy snacks style fruits, noix, galettes de riz, mais ce jour là je devais être hormonale je suppose, ou peut-être que je n'ai pas d'excuse et que j'aime juste les kit-kat ! Je prends toujours du sucré et du salé, parce qu'on ne sait jamais, et c'est toujours mieux d'acheter en supermarché avant son voyage qu'aux distributeurs hors de prix.

Mes lunettes de soleil et une pochette pour les protéger des griffures dans le sac. J'ai acheté cette paire en arrivant à Carpi justement parce que les miennes n'avaient pas fait bon ménage avec mes clés dans mes poches...
Et sur la photo qui suit on voit aussi mon imperméable dans lequel j'ai investi sur un coup de cœur mais qui est solide, repliable sans jamais se froisser, aux motifs un peu vintage printanier et qui m'accompagne chaque fois qu'il y a un risque que la météo se fâche.



Le guide de la ville où je vais si c'est nécessaire ( et dans une ville comme Venise, ça l'est un peu parfois) et un livre (ou ma liseuse). En ce moment je lis Io Viaggio Da Sola de Maria Perosino ( Moi je voyage seule) et c'est plutôt passionnant, au delà de faire partie de ma stratégie pour progresser en italien. 

Un labello, un beurre de cacao, un stick pour les lèvres ou un baume, je ne sais pas comment vous appelez ça mais le but est que ça hydrate. Après une journée de froid, de vent ou de chaleur, le résultat est souvent une paire des lèvres très sèches. Le mien est un Liposan à la vanille et aux noix de macadamia que j'essaie désespérément de finir pour m'en acheter un plus naturel mais qui hydrate correctement.

Mon carnet de notes qui ne me quitte pas, puisqu'une idée est vite arrivée mais aussi vite repartie, et que c'est toujours utile d'avoir les informations sur papier si mon Ipod venait à me lâcher. J'y note des choses mais j'y planifie aussi mes voyages et j'y colle un tas de petites choses sympas comme souvenirs. 

Mon porte-monnaie que j'ai acheté à Paris dans le Passage Brady, rue indienne que j'adore et où je peux trouver tous les produits et bijoux indiens qui me plaisent en attendant de découvrir ce pays. J'aime ce porte-monnaie car il est pratique pour mettre les papiers importants, c'est à dire carte d'identité, carte jeune/étudiante, carte européenne de soins de l'argent et rien de plus. Ce n'est pas le genre de porte-feuille fourre-tout qui finit par m'embêter par son poids et son bazar au bout d'un moment. 


Une pochette que j'ai acheté dans une petite boutique asiatique à Madrid sur Calle Fuencarral. J'aimais son design un peu enveloppe internationale et elle bien pratique puisque j'y transporte ma batterie externe ( indispensable dans les longs trajets pour les adeptes du smartphone), mes câbles, mes écouteurs mais aussi des petites choses comme ces semelles de confort qui sont parfois la bienvenue après des heures de marche, et souvent une recharge instax au cas où ! Plutôt que de finir dans le fond du sac et de s’abîmer plus vite, c'est toujours mieux d'avoir une pochette pour les accessoires électroniques.

Mon thermos, un cadeau de ma famille d'accueil espagnole lors de mon départ en décembre et qui m'est très très utile ! Ils l'ont eu à Ikea, et c'est le thermos le plus efficace et pratique que j'aie possédé jusqu'à présent, bien étanche, pouvant contenir une bonne quantité et pas trop lourd.

Mon appareil photo, le Lumix Panasonic DMC-Fz300 me ravit toujours autant qu'en janvier quand je vous en parlais, et il est mon allié dans tous ces voyages. Ce bridge ne me fait pas regretter mon investissement, et je ne suis pas la seule à le penser, il a cinq étoiles sur le site lesnumériques et il les vaut !
Entre 490 et 560€ selon les magasins et sites.


Ajoutez à tout ça mon portable, mon Ipod touch, des écouteurs, des chargeurs et hop, c'est dans le sac et on est partis pour la journée ! Attention, on ne se charge pas à ce point pour une petite balade, mais lorsqu'on part toute la journée, qu'on va faire plusieurs heures de train et de marche et qu'on va dans une destination qui nécessite de prendre beaucoup de photos, etc. En tout cas pour visiter Venise, je n'ai pas eu besoin de plus de choses et j'ai tout utilisé. L'important donc c'est de ne pas laisser de choses chez soi et des les regretter plus tard dans la journée ou de se surcharger et de se mettre de mauvaise humeur parce que le sac est trop lourd. Apprenez à connaître vos habitudes, besoins et limites et vous pourrez bientôt écrire cet article à ma place !

Et vous, vos astuces et incontournables du sac c'est quoi ? x

vendredi 4 décembre 2015

Etre malade dans un autre pays : le petit guide.

Mais qu'est-ce que c'est que ce post ? Et bien il s'avère que pendant mes séjours et voyages, je suis tombée malade au moins des milliards de fois, et j'avais envie d'en parler un peu vu qu'aujourd'hui précisément, je n'ai pas pu aller au travail parce que je me suis réveillée fiévreuse et les oreilles en feu, et même si ça n'est pas drôle, ça n'est pas insurmontable. Le problème c'est qu'on peut parfois se retrouver dans des situations pas cool si on n'amène pas les bons papiers en voyage, si on vit seul, si on ne sait pas vers qui se tourner ou si on ne sait pas quoi prendre pour les maux qu'on a. Selon le climat des pays et le type de séjour qu'on y passe, les microbes se propagent autrement, on tombe plus facilement malade ou moins facilement malade... C'est à prévoir! Moi je n'ai que trois exemples pour l'instant. On en parle ?




Tomber malade en Finlande en Erasmus.





On entre dans ma vie privée et médicale attention, mais il s'avère que j'ai été victime en Finlande d'une terrible infection urinaire qui m'a fait bondir du lit dès le petit matin pour courir au premier centre médical proche de chez moi sous -10° ( il faisait bon ce jour-là!)
Les finlandais ont un système social presque irréprochable. Ils ne paient pas leurs études sauf en cas de gros plantage, ils ne paient pas les soins médicaux, du moins les étudiants, et vous vous direz que chez nous c'est presque pareil, mais la différence c'est que là-bas c'est simple. 
Je m'imaginais déjà faire des gestes incompréhensibles à l'infirmière pour qu'elle comprenne mon problème, puisque je ne parle pas un finnois bilingue. Tout le monde parlait anglais et un anglais médical que je n'ai eu aucun mal à comprendre. Je suis restée en tout 2h dans ce centre médical, j'ai vu une infirmière, fait une analyse de sang et une analyse urinaire et j'ai vu un médecin qui m'a fait une prescription. Le tout, en présentant uniquement ma carte étudiante de l'université d'Oulu m'a coûté 0€ et les médicaments également. Je n'ai pas eu à remplir de papiers, juste à dire kiitos et moi moi et rentrer me soigner. Moi qui avait peur de devoir avancer de l'argent, ou de payer les médicaments, les analyses ; nothing. Le plus dur c'était en fait de vivre seule, de devoir me faire à manger alors que j'étais fiévreuse et que je ne voulais pas sortir du lit, ou n'avoir personne pour me demander comment ça aller ou pour discuter. J'étais malade, dans ma chambre. Point. C'était la première année loin de chez moi, et les quelques fois où j'ai été vraiment malade, le plus dur c'était juste la solitude je crois. Mais je ne suis pas tombée souvent malade, car avec des températures négatives comme celles de la Finlande, les microbes sont affaiblis, les virus se transmettent moins car il y a peu de contact entre les gens et malgré le froid, on tombe moins malade ! Malin ! Le problème c'est qu'avec le manque de soleil, on manque vite de vitamines...

Feeling poorly in England.





En temps qu'assistante, j'étais beaucoup en contact avec les enfants et en temps qu'assistante en Angleterre, j'étais beaucoup en contact avec la pluie. J'avais donc prévu d'être malade, c'était évident. Pourtant je ne l'ai pas été tant que ça, j'ai surtout eu un rhume un peu constant du à l'humidité. En Angleterre, on peut se soigner de deux façons. Travailler en Angleterre me donnait droit à leur sécurité sociale et pour que mes soins soient remboursés, je devais m'affilier à un centre médical et à un docteur. Il fallait pour cela trouver le centre médical le plus proche de chez moi, m'y inscrire personnellement et un docteur m'était assigné directement et si je le souhaitais, un check-up complet m'étais proposé... que je n'ai jamais eu le temps de faire car tous les horaires proposés étaient dans mes heures de travail. C'était la première option, la plus sage aussi en cas de grosse grippe car les écoles anglaises ne rigolent pas et il n'est pas rare qu'on ne paie pas les heures que les assistants n'ont pas fait parce qu'ils étaient malades, donc certificat d’arrêt maladie obligatoire. Mais je n'ai jamais eu recours à ça. 
En Angleterre, ils ont Poundland, où tout est à 1€ et ça inclut des médicaments, de l'ibuprofène, du paracétamol, des cocktails d'ibuprofène, caféines et autres substances, des patchs pour apaiser les maux de dos, bref une vraie pharmacie. De quoi s'auto-soigner en somme, et survivre les rhumes et douleurs du quotidien. Pas remboursé mais accessible et peu cher. Telle a été ma méthode.

Estar enferma en España





Et puis je suis arrivée en Espagne, où je suis globalement tout le temps malade. Le soleil et les fruits donnent des vitamines, mais ici le contact entre les gens est constant, la nourriture se partage, et avec la fatigue de mon travail, j'alterne les problèmes. Ayant eu des soucis avec ma carte européenne de sécurité sociale, je n'ai pas pu aller chez le médecin lors de ma grosse grippe en Mars, mais depuis Septembre j’enchaîne les rhumes, et quand je dis rhume, je veux dire sinusite, débuts d'otites, d'infections des conduits, de laryngites et ribambelles de nausées. Je suis allée une fois chez le médecin parce que mon oreille me faisait vraiment mal, et j'ai pu tester la fameuse carte européenne de soins, et je n'ai pas payé un sou, sauf pour les médicaments, mais le tout m'est revenu à 3€ je crois. En Espagne il n'y a pas de médecin traitant, on est affilié à un centre médical et là-bas, selon le problème, selon l'âge, un médecin ou un spécialiste et une infirmière s'occupe de nous et tout est fiché. Le seul petit problème pour les étrangers c'est qu'ils ne parlent probablement pas anglais.
Mais entre temps, je suis aussi passée au bio et naturel, comme vous vous souvenez, et ça veut dire tester de petites choses pour aller mieux. L'huile d'arbre à thé, le baume de tigre et la propolis sont mes meilleur alliés. Ce sont des produits qui ne sont pas remboursés, et j'avoue que quand vraiment ça ne va pas et que je n'ai pas le temps de m'accorder de repos, l’ibuprofène c'est utile, mais j'essaie vraiment de me mettre au naturel le reste du temps.

Les astuces valables partout en Europe.

Toujours partir avec sa carte Européenne de soins. Même si je suis sur le point de vous donner des astuces bio pour les rhumes et autres désagréments que je connais par cœur, on ne répare pas un bras cassé ou un gros problème de santé avec de la cire d'abeille. Il faut demander sa carte à la CPAM ou la LMDE, à votre mutuelle quoi et une fois que la demande en ligne est faite, elle vous est envoyée directement. Facile ! En Europe, la plupart des soins sont totalement ou partiellement remboursés avec les papiers adéquats, alors pourquoi dépenser de l'argent inutilement ? 




Mon deuxième conseil c'est de partir avec les ingrédient nécessaires pour vous soigner naturellement, ou trouver la boutique naturelle la plus proche et réaliser ces astuces suivantes :

Pour une belle sinusite : mettre un peu d'huile d'arbre à thé ou d'huile essentielle d'eucalyptus dans beaucoup d'eau chaude, et inhaler les vapeurs avec une serviette sur la tête pour que les vapeurs restent. Ne pas en mettre trop sinon ça fait très mal au nez. J'utilise aussi le baume de tigre sous mon nez et sur les zones où je sens le liquide bloqué. Bon puis la sinusite, le mieux c'est quand même peu de lumière et beaucoup de repos...




Pour un début d'otite : je mélange une ou deux gouttes d'arbre à thé avec de l'huile d'amande douce ou de l'huile d'olive et je met ça derrière mon oreille et à l'entrée de l'orifice. J'aimerais pouvoir m'en mettre en gouttes directement, ce qui serait idéal, mais j'ai une oreille un peu étrange alors pour moi c'est impossible, mais c'est une possibilité ! Surtout attention, toujours utiliser le tea tree à petite dose.


Pour purifier l'air : D'abord, quand on est malade, il faut aérer et essayer de changer les draps. Si on dispose d'un diffuseur d'huiles essentielles, on peut l'utiliser pour diffuser de l'huile de tea tree ou d'eucalyptus, mais sinon, avec une tasse d'eau et un radiateur assez large pour l'y poser, l'effet est le même.  


Pour mal de gorge : La propolis. C'est un produit de la ruche, qui se trouve en spray, en bonbons.. et qui est très très efficace. On en parle comme un antibiotique naturel, un antioxydant, anti-infectieux... Il est bon pour la gorge mais aussi pour la bouche, pour prévenir et guérir les aphtes. C'est une petite merveille, comme la plupart des produits des abeilles. Je le prends personnellement en bonbons et dans un comprimé de plantes et propolis pour aider le système immunitaire.




Pour se faire plaisir en se soignant : Du thé. Le thé vert est anti-oxydant et fait du bien à l'organisme, mais les infusions simples comme un citron pressé dans de l'eau chaud avec du gingembre et de la cannelle sont aussi très bonnes pour le corps. Je bois beaucoup les yogi tea en ce moment, trouvables dans la plupart des magasins bio.



Mais surtout l'important, c'est d'écouter son corps, de bien se reposer, et ça c'est valable partout. Prêt à affronter l'hiver ?

dimanche 18 octobre 2015

Conseils polyglottes de Mrs O.

Au début, au tout début, je voyageais dans les livres, quand j'étais petite et que je n'avais encore jamais pris l'avion ou quitté la France. Je voyais des images, elles me faisaient rêver, je voulais partir en Afrique avec mon petit frère et on n'avait que 7 et 4 ans. Je collectionnais les souvenirs de voyages de mes parents, les objets africains achetés à l'école qui était en partenariat avec le Sénégal, je voulais parler italien et me marier avec un américain, et j'essayais de comprendre les paroles des chansons de Britney Spears. Quand j'étais en 6ème, j'ai eu la chance de tomber sur une professeure d'anglais si extra-ordinaire qu'elle a fait naître en moi un besoin immense, et une passion toute aussi grande : celle des langues, de les parler, de les lire, de découvrir la culture qu'il y a derrière elles... Au début c'était juste l'anglais, et c'était déjà pas mal, j'empruntais des livres à la bibliothèque, j'essayais d'écrire des petits textes, de comprendre les chansons. En 4eme j'ai commencé l'espagnol, en seconde le néerlandais, à la fac l'italien, plus tard en Erasmus le finnois, autant de langues auxquelles j'ai touché, pour les abandonner, les reprendre et finalement en faire un rêve de carrière. Voilà je le dis, mon ambition c'est de devenir traductrice/interprète. Avec cette ambition s'est développée l'envie de voyages et d'autres horizons et maintenant l'un ne va plus sans l'autre !



Aujourd'hui je vous donne quelques conseils pour vous améliorer en langues tout en douceur que vous ayez une ambition particulière, un english boyfriend/girlfriend en vue ou juste envie quoi! L'important avec les langues c'est de se détendre. Bien-sûr qu'il faut apprendre les bases, connaître ses règles de grammaire et ses verbes irréguliers, mais une langue c'est d'abord un outil de communication, et il faut prendre du plaisir à communiquer, il ne faut pas que ça soit une source de stress ou de prise de tête. Il faut y aller doucement et faire des choses qu'on a envie de faire pour progresser. Pour ça, il y a plusieurs méthodes qui, combinées, marchent bien pour moi...

Utiliser internet, partout, tout le temps.




Pas forcément besoin de se ruiner pour s'améliorer en langues ! Internet c'est une mine d'or pour nous! Le moyen le plus efficace pour moi d'apprendre une langue est de regarder des séries et films en versions originales, et/ou en version doublée dans une autre langue. Je m'explique par un exemple concret. Quand j'avais quinze ans, j'ai commencé à regarder Grey's Anatomy en vo sous-titrée français. Puis sous-titrée anglais. Puis sans sous-titres. Cette transition s'est faite sur un peu plus d'un an, mais comme c'était une série que je connaissais très bien, revoir de vieux épisodes et savoir d'avance de quoi il allait s'agir m'aidait à repérer des mots, des phrases pour mieux progresser. Et puis c'est quand même agréable d'entendre les voix réelles des acteurs ! Aujourd'hui pour progresser en italien, je regarde cette même série dans sa version doublée en italien. Au niveau des voix c'est moins marrant mais c'est le même système d'apprentissage, et après quelques semaines déjà à le faire tous les jours, des automatismes se créent et s'installent dans mon crâne, c'est presque de la magie !



Et puis internet c'est aussi des tas de sites de presse, de BBC News à Il Mondo, on a accès à tout, de la télé à la radio en passant par la presse écrite bien-sûr, selon les besoins de chacun. Je change régulièrement mon adresse IP pour avoir accès aux programmes en direct dans d'autres pays ou en replay simplement. Souvent les sites de news ont aussi leur app, j'en avais tellement sur mon Ipod que quand j'entrais en zone wifi, les mêmes infos me parvenaient en dix-huit exemplaires en langues différentes. J'ai un peu réduit depuis :)



Au niveau de la grammaire, conjugaison etc, je recommande surtout les bons vieux livres style Bled, Bescherelle, ou d'autres méthodes universitaires que des sites internet. Mais au  niveau de la traduction rapide et efficace, j'ai deux alliés : Google tradu.. non je rigole. Wordreference ( il y a une app qui est très bien faite) et Linguee. Linguee est utile lorsqu'on fait de la traduction précise ou juste pour s'assurer de ne pas écrire de grosses bourdes car il place les mots que l'on recherche en contextes pour voir si ça fonctionne. Wordreference fait aussi de la conjugaison, en tapant un verbe on obtient toute sa conjugaison à tous les temps, utile lorsqu'on débute ou qu'il y a un gros verbe irrégulier pas beau méchant. 
Il y a aussi des sites d'apprentissage avec des vidéos ou des podcasts adaptés à votre niveau, la BBC est championne pour ça, même si le site n'est pas toujours très clair. C'est ce que j'utilise le plus en cours particuliers pour ceux qui veulent s'améliorer mais qui ont déjà quelques bases. On regarde une vidéo, et on en parle ensuite en long en large et en travers. Avec assez de rigueur, ça peut aussi se faire tout seul :)

Lire aussi, même s'il parait que c'est old school !


Vous vous souvenez quand vous étiez petits et qu'on vous disait qu'il fallait lire pour mieux écrire ? Et bien c'est pareil, pour écrire sans faute et apprendre des mots, il vaut mieux lire des romans ou des magazines que d'apprendre des listes de mots par cœur. Beaucoup de bibliothèques ont maintenant leurs propres sections langues étrangères, il faut s'en servir ! Même s'il existe un fossé entre la langue écrite et la langue parlée, c'est déjà bien de se familiariser avec la langue écrite ! Le conseil que je donne est d'essayer de se laisser porter comme si on lisait en français, de ne pas chercher chaque mot dans le dictionnaire. Grâce à tous les mots que vous comprenez déjà, il sera souvent plus facile qu'on ne le croit de lire en langue étrangère sans en comprendre tous les mots. Et pour ceux qui ont déjà l'habitude de lire, ça ne sera qu'une autre partie de plaisir littéraire !

Parler, parler, parler.


Parler, c'est important, c'est ce qui fait qu'en arrivant dans un pays étranger on ne se sent pas totalement démuni sans pouvoir en placer une. J'avoue haut et fort sur ce blog que je parle toute seule, en plein de langues, pour tester la prononciation de certains mots, pour mieux rouler les rrr espagnols, pour plus de fluidité... Je ne suis pas folle, juste linguiste.
Mais bon, surtout, parler aux autres. Dans les grandes villes, il est super facile de trouver des groupes d'échange de langues gratuits, de gens qui autour d'un verre veulent juste améliorer une langue et vous aider à vous améliorer ! J'utilise beaucoup Couchsurfing (et on revient à internet, une mine d'or linguistique je dis !) pour rencontrer des gens, mais il y a aussi les groupes facebook, les petites annonces, etc. Normalement Couchsurfing est une surface pour loger des voyageurs quelques jours, ou se loger quelques jours chez l'habitant en toute sûreté, mais il y a aussi toute une rubrique pour découvrir ce qui se passe autour de chez soi et on peut être agréablement surpris par toutes les activités et rencontres qui s'organisent dessus ! Au début c'est dur, on a du mal à se forcer, on a du mal à se lancer parce que c'est difficile de tenir une conversation, aussi simple soit-elle dans une langue qu'on ne maîtrise qu'à moitié. Mais c'est à force d'erreurs qu'on apprend, et il est primordial d'en faire avant de devenir totalement bilingue !

Partir et s'immerger


C'est ma solution depuis quelques années, pour apprendre vite, apprendre bien et apprendre tout le temps, il faut partir. On ne fait jamais autant de progrès que quand on est dans la pays même, quand même pour aller acheter du pain ou recharger son téléphone il faut parler une autre langue. La télé est dans une autre langue, les voisins parlent une autre langue, les panneaux publicitaires! En six mois j'ai appris à parler espagnol presque aussi bien qu'en cinq ans d'anglais scolaire. Bien-sûr ça ne se fait pas tout seul, il faut être attentif, regarder autour de soi comme un enfant de 6 ans qui apprend, être en ce qu'on appelle une position active d'apprentissage. Mais avec un minimum d'attention et en étant toujours ouvert et disposé à apprendre, en parlant et en allant vers les autres, on apprend mieux qu'avec n'importe quel prof, livre ou site internet, simplement parce qu'on apprend sans trop d'efforts, sans même s'en rendre compte parfois !


Bien-sûr ça demande un grand changement et de la volonté et de l'envie, on ne s'en va pas dans un autre pays comme ça facilement. Mais si on aspire à parler parfaitement une langue, ça me paraît assez pratique. Il y a des tas de façons de partir maintenant, et si la langue parlée est européenne, c'est encore plus simple de s'expatrier grâce à l'espace Schengen ! On peut chercher du travail, beaucoup d'écoles de langues pour adultes recherchent des natifs pour donner cours, pour les jeunes femmes il y a le travail de jeune fille au pair qui permet une immersion totale dans une famille ( donc on progresse en langues, et oui !), il y a Erasmus pour les étudiants, le service volontaire/civique européen, ou simplement pour les plus courageux, partir sur place et distribuer des CV. Quand on a fait une licence de langues, on peut partir en assistanat comme je l'ai fait ! Puis il y a le WWOOFing, aussi une solution, être logé et payé pour travailler dans une ferme écologique. Bref, ça regorge de solutions quand on cherche bien, il y en a des milliers d'autres ! Et puis partir, ça ne donne pas seulement une connaissance de la langue mais tellement plus, parce qu'une langue fait toujours partie d'une culture et nous rapporte à l'humain, à la communication avec les autres, et c'est ça qui est important !



Bien-sûr il y a d'autres façons d'apprendre, prendre un prof particulier, des cours du soir, des méthodes de 10minutes par jour et des tas d'applications, mais celles-ci me paraissent celles qui fonctionnent le plus pour moi, et elles sont les plus économes. Et vous, vous êtes déjà partis pour apprendre une langue ? Vous avez d'autres idées ? :)

Dictionnaires en ligne
Wordreference
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La presse en ligne
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BBC learning - pour apprendre l'anglais
RTVE - les médias espagnols

Partir à l'étranger
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