Affichage des articles dont le libellé est Les petits conseils de Mrs O.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les petits conseils de Mrs O.. Afficher tous les articles

mercredi 27 avril 2016

Le sac à dos de Mrs O.

Vous l'aurez remarqué, je n'en suis plus à ma première excursion improvisée et je commence à savoir faire mon sac pour un city-trip d'une journée en moins de temps que je vais mettre à écrire ce post !

D'abord, je dis sac à dos car après avoir longtemps opté pour le sac à l'épaule du type tote bag dont je raffole, je me suis vite rendue compte que pour une journée complète de marche non-stop version blogueuse voyage, c'était difficile de supporter le poids du sac sur une seule épaule et je finissais avec un mal de dos pas très drôle. En septembre, je suis allée chez Decathlon pour je ne sais plus quelle raison mais toujours est-il que pour 3€49 je suis ressortie avec ce petit sac repliable, imperméable, solide et d'une capacité de 14L. Laissez-moi vous dire qu'il est idéal pour mes city-trips et qu'il est décliné en toutes les couleurs des plus sobres aux plus voyantes, avec ou sans motifs. Il est très pratique aussi car il peut se replier et tenir dans ma main, et est donc facilement transportable dans un plus gros sac si on veut ensuite déposer ses affaires à l'hôtel et le remplir une fois sur place pour visiter. Voilà pour le contenant ! On passe au contenu?


Oh la jolie photo bien alignée ! Alors qu'est-ce qu'on a là? 

Mon polaroid nouvelle génération Instax Mini 90, cadeau de ma petite famille pour mon anniversaire numéro 22 et qui me procure de la joie chaque fois que je l'utilise. Comme les pellicules sont un peu chères, je ne le prends que quand je vais faire un city-trip qui s'annonce riche en clichés sympas. 
Prix de l'appareil : entre 140 et 150€
Prix des pellicules ; 10€ le paquet de 10. Trouvables à la FNAC où dans les boutiques photos.

Mon gel pour les mains, devenu un indispensable en voyage puisque je touche environ les mêmes portes, banquettes de train, barres de métro et ceintures d'avion que des milliers de personnes toute la journée. Le mien est un de ceux qu'on trouve par trois au magasin TIGER pour trois fois rien et il sent, ou plutôt est supposé sentir le thé vert mais bon, je trouve qu'il sent juste le désinfectant et c'est déjà bon signe !

Des snacks ! Bon d'habitude des healthy snacks style fruits, noix, galettes de riz, mais ce jour là je devais être hormonale je suppose, ou peut-être que je n'ai pas d'excuse et que j'aime juste les kit-kat ! Je prends toujours du sucré et du salé, parce qu'on ne sait jamais, et c'est toujours mieux d'acheter en supermarché avant son voyage qu'aux distributeurs hors de prix.

Mes lunettes de soleil et une pochette pour les protéger des griffures dans le sac. J'ai acheté cette paire en arrivant à Carpi justement parce que les miennes n'avaient pas fait bon ménage avec mes clés dans mes poches...
Et sur la photo qui suit on voit aussi mon imperméable dans lequel j'ai investi sur un coup de cœur mais qui est solide, repliable sans jamais se froisser, aux motifs un peu vintage printanier et qui m'accompagne chaque fois qu'il y a un risque que la météo se fâche.



Le guide de la ville où je vais si c'est nécessaire ( et dans une ville comme Venise, ça l'est un peu parfois) et un livre (ou ma liseuse). En ce moment je lis Io Viaggio Da Sola de Maria Perosino ( Moi je voyage seule) et c'est plutôt passionnant, au delà de faire partie de ma stratégie pour progresser en italien. 

Un labello, un beurre de cacao, un stick pour les lèvres ou un baume, je ne sais pas comment vous appelez ça mais le but est que ça hydrate. Après une journée de froid, de vent ou de chaleur, le résultat est souvent une paire des lèvres très sèches. Le mien est un Liposan à la vanille et aux noix de macadamia que j'essaie désespérément de finir pour m'en acheter un plus naturel mais qui hydrate correctement.

Mon carnet de notes qui ne me quitte pas, puisqu'une idée est vite arrivée mais aussi vite repartie, et que c'est toujours utile d'avoir les informations sur papier si mon Ipod venait à me lâcher. J'y note des choses mais j'y planifie aussi mes voyages et j'y colle un tas de petites choses sympas comme souvenirs. 

Mon porte-monnaie que j'ai acheté à Paris dans le Passage Brady, rue indienne que j'adore et où je peux trouver tous les produits et bijoux indiens qui me plaisent en attendant de découvrir ce pays. J'aime ce porte-monnaie car il est pratique pour mettre les papiers importants, c'est à dire carte d'identité, carte jeune/étudiante, carte européenne de soins de l'argent et rien de plus. Ce n'est pas le genre de porte-feuille fourre-tout qui finit par m'embêter par son poids et son bazar au bout d'un moment. 


Une pochette que j'ai acheté dans une petite boutique asiatique à Madrid sur Calle Fuencarral. J'aimais son design un peu enveloppe internationale et elle bien pratique puisque j'y transporte ma batterie externe ( indispensable dans les longs trajets pour les adeptes du smartphone), mes câbles, mes écouteurs mais aussi des petites choses comme ces semelles de confort qui sont parfois la bienvenue après des heures de marche, et souvent une recharge instax au cas où ! Plutôt que de finir dans le fond du sac et de s’abîmer plus vite, c'est toujours mieux d'avoir une pochette pour les accessoires électroniques.

Mon thermos, un cadeau de ma famille d'accueil espagnole lors de mon départ en décembre et qui m'est très très utile ! Ils l'ont eu à Ikea, et c'est le thermos le plus efficace et pratique que j'aie possédé jusqu'à présent, bien étanche, pouvant contenir une bonne quantité et pas trop lourd.

Mon appareil photo, le Lumix Panasonic DMC-Fz300 me ravit toujours autant qu'en janvier quand je vous en parlais, et il est mon allié dans tous ces voyages. Ce bridge ne me fait pas regretter mon investissement, et je ne suis pas la seule à le penser, il a cinq étoiles sur le site lesnumériques et il les vaut !
Entre 490 et 560€ selon les magasins et sites.


Ajoutez à tout ça mon portable, mon Ipod touch, des écouteurs, des chargeurs et hop, c'est dans le sac et on est partis pour la journée ! Attention, on ne se charge pas à ce point pour une petite balade, mais lorsqu'on part toute la journée, qu'on va faire plusieurs heures de train et de marche et qu'on va dans une destination qui nécessite de prendre beaucoup de photos, etc. En tout cas pour visiter Venise, je n'ai pas eu besoin de plus de choses et j'ai tout utilisé. L'important donc c'est de ne pas laisser de choses chez soi et des les regretter plus tard dans la journée ou de se surcharger et de se mettre de mauvaise humeur parce que le sac est trop lourd. Apprenez à connaître vos habitudes, besoins et limites et vous pourrez bientôt écrire cet article à ma place !

Et vous, vos astuces et incontournables du sac c'est quoi ? x

mardi 23 février 2016

Cinq très bonnes raisons de voyager en bus.

Ah le train, les paysages qui défilent, le confort du wagon et les prix exorbitants des tickets... Heureusement, suivant le modèle de nos voisins britanniques et germaniques, la France s'est enfin mise au transport low-cost, j'ai nommé les bus ! En France, nous étions jusque là habitués à ne prendre le bus que dans un contexte urbain ou pour des trajets scolaires ou fonctionnels. Seulement depuis bien longtemps, des entreprises comme MegaBus ou National Express faisaient leur chemin de l'autre côté de la Manche, permettant à toutes les villes et certains villages d'être accessibles par les voyageurs et visiteurs. En Allemagne également le système des bus n'est plus à prouver, et c'est une de leurs entreprises, Flixbus, qui a créé récemment tout un réseau en France qui pour une fois n'exclut pas les villes moyennes (dont Arras, yay!) et les relier au reste de la France et de l'Europe sans besoin de dépenser une fortune en train ou de posséder une voiture. Depuis quelques années, la compagnie de la SNCF OUIBUS ( anciennement IDBUS et filiale de la SNCF) propose des prix super et n'arrête plus d'agrandir son réseau sur la France et l'Europe. C'était notamment ainsi que je revenais régulièrement d'Angleterre lors de mon année d'assistanat pour 70£ l'aller-retour, ce qui, comparé aux prix de l'Eurostar, est une poignée de cacahuètes. Toujours pas envies de voyager en bus? Allez, je vous sors un classique Cinq bonnes raisons de

1- Le prix

Le prix est la raison principale pour laquelle j'ai commencé à prendre le bus sur des trajets longue distance. Sur des distances moyennes ça peut être très intéressant. Par exemple, prendre un bus Flixbus pour le trajet Paris-Strasbourg coûte environ 19€ contre 62 à 95€ selon les heures avec la SNCF ( En comparant sur les mêmes dates, of course). Bien-sûr, le trajet en bus va durer 6h et celui en train 2h30. Mais à mon âge et avec ma situation d'étudiante/à la recherche d'un emploi, je peux facilement échanger 4h de mon temps contre 60€ à dépenser pour autre chose. Seulement, il faut être stratégique quand on veut voyager ! Sur des distances à l'échelle de l'Europe, ça n'est pas forcément avantageux de perdre des heures sur la route quand on peut rejoindre une destination en avion en dix fois moins de temps pour le même prix. Par exemple, il y a des bus OUIBUS qui font Paris-Milan en 14h30 de trajet pour 35€ mais ce même trajet est proposé en avion par Ryanair pour 12€99 en 1h30. 
Mon astuce, c'est de surveiller les offres que font les lignes de bus, car grâce aux ouvertures de nouvelles lignes ou aux offres promo pour faire connaître la compagnie, j'ai fait au moins cinq ou six trajets à 1€ au mois de janvier. Plusieurs trajets sont encore concernés, donc ça peut être l'occasion de découvrir un peu du pays ! 

2- Le confort


Le bus, c'est un endroit magique plus confortable que le co-voiturage coincé sur la banquette arrière à faire la conversation entre deux inconnus, plus cool que l'avion et ses tendances à nous rendre claustrophobes, mais moins sympa que les trains SNCF avec plein d'espace vital et les grandes banquettes. Il y a des bus qui sont pas très cool niveau confort, notamment les National Express que je prenais pendant des heures en Angleterre ou le MegaBus que je préfère éviter quand je peux. En revanche, les nouvelles lignes ont souvent tout à offrir. Les tarifs Flixbus et OUIBUS incluent la wifi, des prises de courant à chaque siège et des toilettes en général plutôt propres. On se fait vite à tout ce confort qui permet de travailler ou jouer aux sims bien installés et sans l'angoisse de la petite vessie ! Le seul bémol c'est que parfois il arrive que les bus soient de remplacement et qu'ils n'aient pas tous ces avantages, ce qui peut être un problème quand on pensait profiter des 3h de trajet pour faire des recherches ou qu'on a pas rechargé son portable à l'avance puisqu'on pensait avoir des prises. Anyway, le bus n'est plus une torture irrespirable et interminable, c'est en fait plutôt sympa de le prendre maintenant et je vous le recommande, surtout qu'il ne s'agit toujours pas d'un transport très prisé et qu'il n'est pas rare de disposer de deux sièges voire de toute une rangée pour soi... 



3- Le côté pratique

On télécharge l'appli, on choisit son trajet, on paie sur Paypal ou par carte et plus besoin d'imprimer quoi que ce soit ou d'avoir accès à internet, les chauffeurs ont notre nom sur une liste à cocher et éventuellement flashent directement le QRcode sur nos smartphones. Pas de bagage à réserver, avec Flixbus deux bagages en soute sont autorisés ainsi qu'un sac normal à bord ( ou deux, personne n'a jamais vérifié si mon sac à dos était conforme et pourtant il est énorme). C'est un avantage que nous offre le train mais pas les compagnies aériennes low cost où ramener plusieurs bagages peut faire tripler le prix du billet si ce n'est plus. Et puis, entre toutes les compagnies, vous avez de plus en plus de chances de trouver un bus qui arrive près de chez vous. Depuis deux ans, les petites villes et villes moyennes aussi commencent à être desservies par au moins une ou plusieurs lignes, comme le montre cette carte du Huffington Post. La carte date de 2015, depuis d'autres lignes se sont déjà développées ! L'article est ici



4- Le paysage

C'est une raison un peu mignonne, mais voyager en bus permet d'observer le paysage, et ça peut être plutôt chouette ! Bon, bien-sûr quand on passe sous le tunnel sous la Manche, c'est un argument qui ne fonctionne pas, car non, on peut pas voir les poissons nager au dessus de nous. Mais ça peut valoir le coup quand on aime voir changer les beaux paysages français, longer les côtes bretonnes, passer par les Alpes ou les Pyrénées en regardant les montagnes par la fenêtre, ou juste se remettre tranquillement d'un séjour à Amsterdam en regardant les tulipes défiler sans avoir besoin de prendre le volant



5- C'est écologique !

Parce que la planète ne se sauvera pas toute seule, on sait bien qu'il est bien meilleur de prendre les transports en commun pour se déplacer, et même Flixbus le dit sur ce petit graphique. Mieux vaut cinquante personnes dans un bus que cinquante voitures conduites par cinquante petites personnes, et puis si on fait le compte, c'est aussi moins d'embouteillages, logiquement ! Les billets de bus n'ont pas besoin d'être imprimés et permettent donc de sauver des arbres, et voilà, une bonne action pour la belle Terre sans même s'en rendre compte et c'est bon pour le karma ! ( Enfin, maybe!) 


Alors, convaincus ? ;)

Pour réserver, ou juste jeter un petit coup d'oeil, vérifier mes dires, etc etc. ! 
OUIBUS
Flixbus
Megabus

vendredi 4 décembre 2015

Etre malade dans un autre pays : le petit guide.

Mais qu'est-ce que c'est que ce post ? Et bien il s'avère que pendant mes séjours et voyages, je suis tombée malade au moins des milliards de fois, et j'avais envie d'en parler un peu vu qu'aujourd'hui précisément, je n'ai pas pu aller au travail parce que je me suis réveillée fiévreuse et les oreilles en feu, et même si ça n'est pas drôle, ça n'est pas insurmontable. Le problème c'est qu'on peut parfois se retrouver dans des situations pas cool si on n'amène pas les bons papiers en voyage, si on vit seul, si on ne sait pas vers qui se tourner ou si on ne sait pas quoi prendre pour les maux qu'on a. Selon le climat des pays et le type de séjour qu'on y passe, les microbes se propagent autrement, on tombe plus facilement malade ou moins facilement malade... C'est à prévoir! Moi je n'ai que trois exemples pour l'instant. On en parle ?




Tomber malade en Finlande en Erasmus.





On entre dans ma vie privée et médicale attention, mais il s'avère que j'ai été victime en Finlande d'une terrible infection urinaire qui m'a fait bondir du lit dès le petit matin pour courir au premier centre médical proche de chez moi sous -10° ( il faisait bon ce jour-là!)
Les finlandais ont un système social presque irréprochable. Ils ne paient pas leurs études sauf en cas de gros plantage, ils ne paient pas les soins médicaux, du moins les étudiants, et vous vous direz que chez nous c'est presque pareil, mais la différence c'est que là-bas c'est simple. 
Je m'imaginais déjà faire des gestes incompréhensibles à l'infirmière pour qu'elle comprenne mon problème, puisque je ne parle pas un finnois bilingue. Tout le monde parlait anglais et un anglais médical que je n'ai eu aucun mal à comprendre. Je suis restée en tout 2h dans ce centre médical, j'ai vu une infirmière, fait une analyse de sang et une analyse urinaire et j'ai vu un médecin qui m'a fait une prescription. Le tout, en présentant uniquement ma carte étudiante de l'université d'Oulu m'a coûté 0€ et les médicaments également. Je n'ai pas eu à remplir de papiers, juste à dire kiitos et moi moi et rentrer me soigner. Moi qui avait peur de devoir avancer de l'argent, ou de payer les médicaments, les analyses ; nothing. Le plus dur c'était en fait de vivre seule, de devoir me faire à manger alors que j'étais fiévreuse et que je ne voulais pas sortir du lit, ou n'avoir personne pour me demander comment ça aller ou pour discuter. J'étais malade, dans ma chambre. Point. C'était la première année loin de chez moi, et les quelques fois où j'ai été vraiment malade, le plus dur c'était juste la solitude je crois. Mais je ne suis pas tombée souvent malade, car avec des températures négatives comme celles de la Finlande, les microbes sont affaiblis, les virus se transmettent moins car il y a peu de contact entre les gens et malgré le froid, on tombe moins malade ! Malin ! Le problème c'est qu'avec le manque de soleil, on manque vite de vitamines...

Feeling poorly in England.





En temps qu'assistante, j'étais beaucoup en contact avec les enfants et en temps qu'assistante en Angleterre, j'étais beaucoup en contact avec la pluie. J'avais donc prévu d'être malade, c'était évident. Pourtant je ne l'ai pas été tant que ça, j'ai surtout eu un rhume un peu constant du à l'humidité. En Angleterre, on peut se soigner de deux façons. Travailler en Angleterre me donnait droit à leur sécurité sociale et pour que mes soins soient remboursés, je devais m'affilier à un centre médical et à un docteur. Il fallait pour cela trouver le centre médical le plus proche de chez moi, m'y inscrire personnellement et un docteur m'était assigné directement et si je le souhaitais, un check-up complet m'étais proposé... que je n'ai jamais eu le temps de faire car tous les horaires proposés étaient dans mes heures de travail. C'était la première option, la plus sage aussi en cas de grosse grippe car les écoles anglaises ne rigolent pas et il n'est pas rare qu'on ne paie pas les heures que les assistants n'ont pas fait parce qu'ils étaient malades, donc certificat d’arrêt maladie obligatoire. Mais je n'ai jamais eu recours à ça. 
En Angleterre, ils ont Poundland, où tout est à 1€ et ça inclut des médicaments, de l'ibuprofène, du paracétamol, des cocktails d'ibuprofène, caféines et autres substances, des patchs pour apaiser les maux de dos, bref une vraie pharmacie. De quoi s'auto-soigner en somme, et survivre les rhumes et douleurs du quotidien. Pas remboursé mais accessible et peu cher. Telle a été ma méthode.

Estar enferma en España





Et puis je suis arrivée en Espagne, où je suis globalement tout le temps malade. Le soleil et les fruits donnent des vitamines, mais ici le contact entre les gens est constant, la nourriture se partage, et avec la fatigue de mon travail, j'alterne les problèmes. Ayant eu des soucis avec ma carte européenne de sécurité sociale, je n'ai pas pu aller chez le médecin lors de ma grosse grippe en Mars, mais depuis Septembre j’enchaîne les rhumes, et quand je dis rhume, je veux dire sinusite, débuts d'otites, d'infections des conduits, de laryngites et ribambelles de nausées. Je suis allée une fois chez le médecin parce que mon oreille me faisait vraiment mal, et j'ai pu tester la fameuse carte européenne de soins, et je n'ai pas payé un sou, sauf pour les médicaments, mais le tout m'est revenu à 3€ je crois. En Espagne il n'y a pas de médecin traitant, on est affilié à un centre médical et là-bas, selon le problème, selon l'âge, un médecin ou un spécialiste et une infirmière s'occupe de nous et tout est fiché. Le seul petit problème pour les étrangers c'est qu'ils ne parlent probablement pas anglais.
Mais entre temps, je suis aussi passée au bio et naturel, comme vous vous souvenez, et ça veut dire tester de petites choses pour aller mieux. L'huile d'arbre à thé, le baume de tigre et la propolis sont mes meilleur alliés. Ce sont des produits qui ne sont pas remboursés, et j'avoue que quand vraiment ça ne va pas et que je n'ai pas le temps de m'accorder de repos, l’ibuprofène c'est utile, mais j'essaie vraiment de me mettre au naturel le reste du temps.

Les astuces valables partout en Europe.

Toujours partir avec sa carte Européenne de soins. Même si je suis sur le point de vous donner des astuces bio pour les rhumes et autres désagréments que je connais par cœur, on ne répare pas un bras cassé ou un gros problème de santé avec de la cire d'abeille. Il faut demander sa carte à la CPAM ou la LMDE, à votre mutuelle quoi et une fois que la demande en ligne est faite, elle vous est envoyée directement. Facile ! En Europe, la plupart des soins sont totalement ou partiellement remboursés avec les papiers adéquats, alors pourquoi dépenser de l'argent inutilement ? 




Mon deuxième conseil c'est de partir avec les ingrédient nécessaires pour vous soigner naturellement, ou trouver la boutique naturelle la plus proche et réaliser ces astuces suivantes :

Pour une belle sinusite : mettre un peu d'huile d'arbre à thé ou d'huile essentielle d'eucalyptus dans beaucoup d'eau chaude, et inhaler les vapeurs avec une serviette sur la tête pour que les vapeurs restent. Ne pas en mettre trop sinon ça fait très mal au nez. J'utilise aussi le baume de tigre sous mon nez et sur les zones où je sens le liquide bloqué. Bon puis la sinusite, le mieux c'est quand même peu de lumière et beaucoup de repos...




Pour un début d'otite : je mélange une ou deux gouttes d'arbre à thé avec de l'huile d'amande douce ou de l'huile d'olive et je met ça derrière mon oreille et à l'entrée de l'orifice. J'aimerais pouvoir m'en mettre en gouttes directement, ce qui serait idéal, mais j'ai une oreille un peu étrange alors pour moi c'est impossible, mais c'est une possibilité ! Surtout attention, toujours utiliser le tea tree à petite dose.


Pour purifier l'air : D'abord, quand on est malade, il faut aérer et essayer de changer les draps. Si on dispose d'un diffuseur d'huiles essentielles, on peut l'utiliser pour diffuser de l'huile de tea tree ou d'eucalyptus, mais sinon, avec une tasse d'eau et un radiateur assez large pour l'y poser, l'effet est le même.  


Pour mal de gorge : La propolis. C'est un produit de la ruche, qui se trouve en spray, en bonbons.. et qui est très très efficace. On en parle comme un antibiotique naturel, un antioxydant, anti-infectieux... Il est bon pour la gorge mais aussi pour la bouche, pour prévenir et guérir les aphtes. C'est une petite merveille, comme la plupart des produits des abeilles. Je le prends personnellement en bonbons et dans un comprimé de plantes et propolis pour aider le système immunitaire.




Pour se faire plaisir en se soignant : Du thé. Le thé vert est anti-oxydant et fait du bien à l'organisme, mais les infusions simples comme un citron pressé dans de l'eau chaud avec du gingembre et de la cannelle sont aussi très bonnes pour le corps. Je bois beaucoup les yogi tea en ce moment, trouvables dans la plupart des magasins bio.



Mais surtout l'important, c'est d'écouter son corps, de bien se reposer, et ça c'est valable partout. Prêt à affronter l'hiver ?

mardi 1 décembre 2015

5 avantages & 5 inconvénients du séjour au pair !

Après environ huit mois de jeune-fille au pair en Espagne, je peux enfin essayer de faire un petit topo sur cette jolie aventure ! Mais comme toute aventure, elle a du bon et du moins bon, et je vous en parle aujourd'hui !


La petite histoire


Tout d'abord, partir en temps que jeune fille au pair m'est apparu comme une évidence pour continuer à voyager après mon année Erasmus et d'assistanat. Je n'avais aucune envie de passer par une agence payante et qui me donnerait une famille un peu au hasard et c'est pourquoi j'ai simplement décidé de mettre mon profil en ligne sur Aupairworld. C'est un site sûr et réputé pour la recherche de familles et d'au pairs partout dans le monde. Je n'avais aucune exigence au niveau du lieu où je voulais aller en Espagne, mais comme je venais pour apprendre la langue, j'ai surtout envoyé des demandes à des familles qui ne vivaient ni dans le sud où l'accent andalous est très fort, ni dans les îles pour pouvoir voyager à ma guise sur la péninsule ibérique sans avoir à la rejoindre en bateau ou à la nage. J'ai échangé des messages avec plusieurs familles mais celle qui m'a le plus plu m'a répondu rapidement et demandé une entrevue skype assez rapidement. La communication s'est faite facilement grâce au fait que le profil de chacun était très détaillé, avec des photos et des petites choses sur nos personnalités et nos attentes de l'expérience. Je pense que c'est très important de détailler son profil au maximum car partir comme jeune fille au pair ce n'est pas seulement accepter un job mais une famille, un chez-soi où l'on doit se sentir bien, et pour bien s'entendre avec ceux qui nous reçoivent, il faut qu'ils aient un aperçu de notre personnalité avant de décider si ça pourra marcher entre nous ! 
J'ai fait deux interviews skype, une première avec les parents uniquement et une avec les enfants pour voir si le feeling passait bien. La première a été un peu stressante, surtout parce que j'avais vraiment envie de leur plaire. Leur manière d'éduquer les enfants et surtout les exigences qu'ils avaient me correspondaient très bien. Ils ne cherchaient pas une nounou à plein temps mais quelqu'un de dynamique qui parle anglais constamment avec les enfants en suivant leur quotidien. Nous avons parlé de ça, de mon expérience avec les enfants et de savoir pourquoi je voulais venir en Espagne et si j'allais savoir m'occuper en dehors de mes heures de travail. A la fin de la deuxième interview, ils m'ont annoncé qu'ils m'avaient choisie et j'étais super happy. 
Pour reprendre dans la chronologie, j'ai déposé mon profil en août, cherché activement en septembre et reçu mon oui définitif début octobre. Après ça nous sommes restés en contact jusqu'à mon arrivée en janvier, j'ai envoyé des petites lettres, des photos.. 
Puis l'aventure a commencé. Je ne devais rester que jusque juin normalement, mais j'ai décidé de rester jusque décembre, sans compter l'été. Alors c'est bientôt fini pour moi, l'année de jeune fille au pair, et c'est le meilleur moment pour en parler ! J'ai donc fait une petite liste de 5 désavantages et 5 avantages de l'année au pair en Espagne!

Cinq inconvénients - pour ensuite finir sur le positif.




1. First and foremost, quand on a pris l'habitude de vivre seul, ça peut être difficile de s'adapter à ce mode de vie. Je m'explique : En temps que jeune fille au pair, ton lieu de vie devient ton lieu de travail. Ta famille sont tes employeurs, les enfants sont des membres de la famille mais aussi ta responsabilité. Même si la famille te donne des horaires de travail, traîner devant l'ordinateur ou la télé dans son temps libre est plus compliqué qu'on ne le pense, parce que les enfants n'ont pas la notion de l'intimité et ne comprennent pas non plus qu'on aie envie de s'enfermer dans sa chambre pour se retrouver un peu. Ils ne voient pas pourquoi parfois tu joues avec eux et parfois non, ne se rendent pas compte qu'ils s'agit quand même d'un travail et que tu n'es pas disponible 24h sur 24. Si on aime explorer la ville comme moi, le temps libre se transforme en temps passé dehors ou dans des petits cafés pour vraiment en profiter et faire une coupure. Au delà de ça, vivre avec des enfants c'est les entendre crier le matin quand on veut encore un peu dormir, et ça j'ai encore du mal à le vivre !  Bien-sûr, ça veut aussi dire s'adapter aux coutumes et habitudes de la famille, et ça peut être intéressant comme stressant. En Espagne par exemple ils partagent beaucoup la nourriture, piochent parfois dans le même plat, mangent plus tard.. Il faut s'y habituer, mais aussi, en s'adaptant, rester soi-même, puisque cette maison devient notre chez-nous. Apprendre à être à l'aise chez quelqu'un d'autre, ce n'est pas toujours facile, mais c'est possible.

2. Tu n'es pas très disponible pour avoir une vie sociale car les horaires de jeune fille au pair sont différents d'un travail basique. A l'heure où les étudiants sortent boire des bières ou vont au ciné, nous les jeunes filles au pair on travaille encore. Les heures sont inversées et quand nous sommes libres dans la journée, les autres travaillent. Il faut se faire à l'idée d'avoir une vie sociale un peu particulière ou de ne se faire que des amis jeunes filles au pair avec le même emploi du temps. On ne manque pas de temps libre pour prendre des cours ou juste profiter de la vie, mais ce temps libre est placé le matin, peu pratique. Cette vie sociale est souvent d'autant plus compliquée à gérer si on vit loin du centre ville, ce qui arrive beaucoup aux au pairs car les familles vivent beaucoup en banlieues ce qui rend leur vie rythmée par les horaires des derniers bus et derniers métros. D'où l'importance de bien choisir sa famille, car c'est vraiment avec eux qu'on passe cette année là, pas vraiment avec des amis.

3. Ce travail ne va pas te rendre riche, il ne faut pas rêver ! Mais tu es logé, nourri, blanchi, soigné ( normalement) et la famille te donne de l'argent de poche toutes les semaines. En Espagne ça varie entre 50 et 70€ par semaine selon les services ( certaines aupairs travaillent le matin et le soir, d'autres doivent aussi faire un peu de ménage). Cela dit, je n'ai jamais eu besoin de beaucoup plus et l'argent de poche m'a toujours largement convenu. Et puis être dans un cercle familial permet de se faire des connaissances qui peuvent avoir besoin de cours particuliers pour leurs enfants, et ça, c'est une petite mine d'or !

4. Pour parler concrètement du travail en lui même, être jeune fille au pair est bien plus fatigant que ça n'en a l'air. Il faut apprendre ou savoir se positionner comme adulte et éducateur, et ne pas prendre les choses personnellement quand les enfant s'énervent, sont désobéissants ou impolis. Il faut éduquer, c'est à dire prendre du recul et expliquer les choses, au lieu de répondre à l'enfant comme à un adulte. Et parfois c'est difficile de ne pas céder ou de ne pas le prendre pour soi, surtout quand les enfants savent où frapper ou attaquer pour faire mal. Je parle surtout de fatigue émotionnelle mais c'est aussi une fatigue physique au final, car les enfants sont de petites boules d'énergie et même à 22 ans on est pas toujours au top de la forme, parfois on est un peu endormis et il faut tenir et rester inventif, s'adapter... Quand on étudie, on peut aller en cours à moitié dans le sommeil et sans trop écouter, mais avec les enfants c'est impossible, il faut y mettre l'attention et l'intention. * longs bâillements*

5. Je vais connaître ça dans quelques semaines mais je peux déjà en parler  : l'idée de n'être que de passage. Normalement, si tout se passe bien, vivre l'expérience avec une famille avec qui on s'entend bien voire extrêmement bien, ça rapproche énormément, on se sent chez soi, on y est bien. Et il est vrai que c'est un peu douloureux de se faire à l'idée qu'après nous, quelqu'un d'autre va prendre notre place et voir tout ce petit monde au jour le jour comme on vient de le faire. Il faut se faire à cette idée d'être remplacée, de ne durer qu'un temps, mais aussi de partager le quotidien, les peines et joies d'une famille, puis de la quitter. 

Cinq avantages - pour n'en citer que cinq !




1. Tout d'abord, c'est super facile de partir comme jeune fille au pair au niveau des démarches et paperasse. Avec ma famille nous avons un petit contrat entre nous, pour stipuler un peu les heures de travail et ce qui est attendu de chacun d'entre nous, et puis sinon j'ai pris mon billet d'avion, j'ai demandé ma carte d'assurance européenne et hop, j'étais partie. Une fois sur place, pas de galère pour trouver un appartement, pour me loger, pas de grosses dépenses, nada !

2. J'ai choisi d'être jeune fille au pair parce que je pense que je m'en sors bien avec les enfants, mais surtout parce que ça me parait être une chance incroyable de découvrir la culture et la langue d'un pays quotidiennement. Dans une maison, on se rend compte des coutumes, des gestes, des mots, de la nourriture, de ce qui se fait et ne se fait pas... A partir du moment où l'on se sent confiant dans la famille, on peut leur poser des tas de questions sur leur vie, leur histoire, leurs recettes et c'est un échange vraiment riche. Et puis dans une maison il existe un millier de ressources pour apprendre la langue. Entre les livres, la télé, la radio mais aussi les prospectus, les grands parents qui ne parlent pas un mot d'anglais.. A ce niveau-là, c'est le meilleur moyen d'être en immersion totale.

3. Je trouve que l'année en temps que jeune fille au pair permet une introspection assez grandiose. Je pense que si l'on prend l'expérience à cœur et qu'on s'écoute soi-même, on peut découvrir un tas de choses de soi au contact des enfants, sur nos limites, sur notre patience, sur la façon dont on a été éduqué et l'éducation qui nous vient naturellement et instinctivement. On grandit pendant cette expérience, parce que pour la première fois, nous ne sommes plus les enfants ou les frères et sœurs, nous sommes les adultes, les responsables, les exemples. On apprend à s'adoucir, à dire les mots qu'il faut, on apprend sans arrêt de ses erreurs. C'est une nouvelle façon de voir le relationnel, et une nouvelle facette de soi voit le jour. C'est assez passionnant.

4. C'est fun! Si on prend plaisir à le faire, si on est inventif et qu'on aime un peu les enfants, on s'amuse aussi. C'est bien l'un des seuls métiers où l'on peut jouer, dessiner, inventer des histoires et des chasses au trésor, se déguiser, aller au parc et faire des gâteaux. Quand on est fatigué, c'est dur d'être inventif et on a parfois envie de faire le minimum. Mais s'il y a bien une chose dont je me suis rendue compte dans ce métier, c'est que si on s'y met à fond, sans regarder sa montre, sans traîner des pieds et dans l'objectif de se marrer aussi un peu, le temps passe plus vite, et on se sent bien mieux. 

5. Au niveau humain, c'est quand même superbe de passer quelques mois voire un an avec une famille, ancrer tes habitudes dans les leurs, apprendre à les connaître, partager les anniversaires, les beaux moments et les moins bons, se voir pleurer et exploser de rire. Si tout se passe bien, c'est une deuxième famille qu'on se fait, c'est plus que de l'amitié, plus que des colloc.. Cette année je suis partie en vacances avec eux, j'ai passé des dimanches devant la cheminée avec eux, des après-midi au parc avec toutes les mères d'écoles à se raconter nos vies, des fêtes surprises à d'autres membres de la famille préparées en cachette, j'ai bu le thé chez les voisins, chez les oncles et les tantes... Je me suis fait une famille...


Pour finir...



Je pense qu'il me restera de cette année une impression très positive même si au jour le jour je suis parfois fatiguée, stressée et qu'il y a des jours où j'aimerais pouvoir faire d'autres choses le soir à 18h que de jouer ou aider à faire les devoirs. Ce qui est sûr c'est que je reviendrai les voir, parce qu'on ne peut pas s'impliquer autant dans la vie de quelqu'un et partir sans laisser de traces. J'ai vécu des moments intenses, quand Lola a commencé à me parler en anglais, elle qui depuis le début me comprenait mais n'osait pas me dire un mot, ou quand je me rend compte que Rafa qui a 4 ans me comprend totalement maintenant. Je veux les voir grandir et continuer à revenir boire un thé ou une bière avec mes parents d'accueil. Je ne serai peut-être plus leur jeune fille au pair et ils ne seront peut-être plus ma famille, mais grâce à eux je parle espagnol couramment, grâce à eux j'ai appris à mieux me connaître, j'ai découvert des aspects de la vie de famille qui me remplissent d'émotion. J'espère leur avoir apporté autant que ce qu'ils m'ont donné, parce qu'après tout, c'est une année d'échange aussi... C'est donc une expérience assez unique que j'ai vécu là, et même si ce n'est pas facile tous les jours, ce n'est à échanger contre rien au monde. Mais si vous songez à partie en temps que jeune fille au pair, pesez le pour et le contre car il ne s'agit pas là de se rendre malheureuse mais bien de s'épanouir dans ce travail!


Et toi, tu as été jeune fille au pair ? Ça te plairait comme expérience ? 

dimanche 18 octobre 2015

Conseils polyglottes de Mrs O.

Au début, au tout début, je voyageais dans les livres, quand j'étais petite et que je n'avais encore jamais pris l'avion ou quitté la France. Je voyais des images, elles me faisaient rêver, je voulais partir en Afrique avec mon petit frère et on n'avait que 7 et 4 ans. Je collectionnais les souvenirs de voyages de mes parents, les objets africains achetés à l'école qui était en partenariat avec le Sénégal, je voulais parler italien et me marier avec un américain, et j'essayais de comprendre les paroles des chansons de Britney Spears. Quand j'étais en 6ème, j'ai eu la chance de tomber sur une professeure d'anglais si extra-ordinaire qu'elle a fait naître en moi un besoin immense, et une passion toute aussi grande : celle des langues, de les parler, de les lire, de découvrir la culture qu'il y a derrière elles... Au début c'était juste l'anglais, et c'était déjà pas mal, j'empruntais des livres à la bibliothèque, j'essayais d'écrire des petits textes, de comprendre les chansons. En 4eme j'ai commencé l'espagnol, en seconde le néerlandais, à la fac l'italien, plus tard en Erasmus le finnois, autant de langues auxquelles j'ai touché, pour les abandonner, les reprendre et finalement en faire un rêve de carrière. Voilà je le dis, mon ambition c'est de devenir traductrice/interprète. Avec cette ambition s'est développée l'envie de voyages et d'autres horizons et maintenant l'un ne va plus sans l'autre !



Aujourd'hui je vous donne quelques conseils pour vous améliorer en langues tout en douceur que vous ayez une ambition particulière, un english boyfriend/girlfriend en vue ou juste envie quoi! L'important avec les langues c'est de se détendre. Bien-sûr qu'il faut apprendre les bases, connaître ses règles de grammaire et ses verbes irréguliers, mais une langue c'est d'abord un outil de communication, et il faut prendre du plaisir à communiquer, il ne faut pas que ça soit une source de stress ou de prise de tête. Il faut y aller doucement et faire des choses qu'on a envie de faire pour progresser. Pour ça, il y a plusieurs méthodes qui, combinées, marchent bien pour moi...

Utiliser internet, partout, tout le temps.




Pas forcément besoin de se ruiner pour s'améliorer en langues ! Internet c'est une mine d'or pour nous! Le moyen le plus efficace pour moi d'apprendre une langue est de regarder des séries et films en versions originales, et/ou en version doublée dans une autre langue. Je m'explique par un exemple concret. Quand j'avais quinze ans, j'ai commencé à regarder Grey's Anatomy en vo sous-titrée français. Puis sous-titrée anglais. Puis sans sous-titres. Cette transition s'est faite sur un peu plus d'un an, mais comme c'était une série que je connaissais très bien, revoir de vieux épisodes et savoir d'avance de quoi il allait s'agir m'aidait à repérer des mots, des phrases pour mieux progresser. Et puis c'est quand même agréable d'entendre les voix réelles des acteurs ! Aujourd'hui pour progresser en italien, je regarde cette même série dans sa version doublée en italien. Au niveau des voix c'est moins marrant mais c'est le même système d'apprentissage, et après quelques semaines déjà à le faire tous les jours, des automatismes se créent et s'installent dans mon crâne, c'est presque de la magie !



Et puis internet c'est aussi des tas de sites de presse, de BBC News à Il Mondo, on a accès à tout, de la télé à la radio en passant par la presse écrite bien-sûr, selon les besoins de chacun. Je change régulièrement mon adresse IP pour avoir accès aux programmes en direct dans d'autres pays ou en replay simplement. Souvent les sites de news ont aussi leur app, j'en avais tellement sur mon Ipod que quand j'entrais en zone wifi, les mêmes infos me parvenaient en dix-huit exemplaires en langues différentes. J'ai un peu réduit depuis :)



Au niveau de la grammaire, conjugaison etc, je recommande surtout les bons vieux livres style Bled, Bescherelle, ou d'autres méthodes universitaires que des sites internet. Mais au  niveau de la traduction rapide et efficace, j'ai deux alliés : Google tradu.. non je rigole. Wordreference ( il y a une app qui est très bien faite) et Linguee. Linguee est utile lorsqu'on fait de la traduction précise ou juste pour s'assurer de ne pas écrire de grosses bourdes car il place les mots que l'on recherche en contextes pour voir si ça fonctionne. Wordreference fait aussi de la conjugaison, en tapant un verbe on obtient toute sa conjugaison à tous les temps, utile lorsqu'on débute ou qu'il y a un gros verbe irrégulier pas beau méchant. 
Il y a aussi des sites d'apprentissage avec des vidéos ou des podcasts adaptés à votre niveau, la BBC est championne pour ça, même si le site n'est pas toujours très clair. C'est ce que j'utilise le plus en cours particuliers pour ceux qui veulent s'améliorer mais qui ont déjà quelques bases. On regarde une vidéo, et on en parle ensuite en long en large et en travers. Avec assez de rigueur, ça peut aussi se faire tout seul :)

Lire aussi, même s'il parait que c'est old school !


Vous vous souvenez quand vous étiez petits et qu'on vous disait qu'il fallait lire pour mieux écrire ? Et bien c'est pareil, pour écrire sans faute et apprendre des mots, il vaut mieux lire des romans ou des magazines que d'apprendre des listes de mots par cœur. Beaucoup de bibliothèques ont maintenant leurs propres sections langues étrangères, il faut s'en servir ! Même s'il existe un fossé entre la langue écrite et la langue parlée, c'est déjà bien de se familiariser avec la langue écrite ! Le conseil que je donne est d'essayer de se laisser porter comme si on lisait en français, de ne pas chercher chaque mot dans le dictionnaire. Grâce à tous les mots que vous comprenez déjà, il sera souvent plus facile qu'on ne le croit de lire en langue étrangère sans en comprendre tous les mots. Et pour ceux qui ont déjà l'habitude de lire, ça ne sera qu'une autre partie de plaisir littéraire !

Parler, parler, parler.


Parler, c'est important, c'est ce qui fait qu'en arrivant dans un pays étranger on ne se sent pas totalement démuni sans pouvoir en placer une. J'avoue haut et fort sur ce blog que je parle toute seule, en plein de langues, pour tester la prononciation de certains mots, pour mieux rouler les rrr espagnols, pour plus de fluidité... Je ne suis pas folle, juste linguiste.
Mais bon, surtout, parler aux autres. Dans les grandes villes, il est super facile de trouver des groupes d'échange de langues gratuits, de gens qui autour d'un verre veulent juste améliorer une langue et vous aider à vous améliorer ! J'utilise beaucoup Couchsurfing (et on revient à internet, une mine d'or linguistique je dis !) pour rencontrer des gens, mais il y a aussi les groupes facebook, les petites annonces, etc. Normalement Couchsurfing est une surface pour loger des voyageurs quelques jours, ou se loger quelques jours chez l'habitant en toute sûreté, mais il y a aussi toute une rubrique pour découvrir ce qui se passe autour de chez soi et on peut être agréablement surpris par toutes les activités et rencontres qui s'organisent dessus ! Au début c'est dur, on a du mal à se forcer, on a du mal à se lancer parce que c'est difficile de tenir une conversation, aussi simple soit-elle dans une langue qu'on ne maîtrise qu'à moitié. Mais c'est à force d'erreurs qu'on apprend, et il est primordial d'en faire avant de devenir totalement bilingue !

Partir et s'immerger


C'est ma solution depuis quelques années, pour apprendre vite, apprendre bien et apprendre tout le temps, il faut partir. On ne fait jamais autant de progrès que quand on est dans la pays même, quand même pour aller acheter du pain ou recharger son téléphone il faut parler une autre langue. La télé est dans une autre langue, les voisins parlent une autre langue, les panneaux publicitaires! En six mois j'ai appris à parler espagnol presque aussi bien qu'en cinq ans d'anglais scolaire. Bien-sûr ça ne se fait pas tout seul, il faut être attentif, regarder autour de soi comme un enfant de 6 ans qui apprend, être en ce qu'on appelle une position active d'apprentissage. Mais avec un minimum d'attention et en étant toujours ouvert et disposé à apprendre, en parlant et en allant vers les autres, on apprend mieux qu'avec n'importe quel prof, livre ou site internet, simplement parce qu'on apprend sans trop d'efforts, sans même s'en rendre compte parfois !


Bien-sûr ça demande un grand changement et de la volonté et de l'envie, on ne s'en va pas dans un autre pays comme ça facilement. Mais si on aspire à parler parfaitement une langue, ça me paraît assez pratique. Il y a des tas de façons de partir maintenant, et si la langue parlée est européenne, c'est encore plus simple de s'expatrier grâce à l'espace Schengen ! On peut chercher du travail, beaucoup d'écoles de langues pour adultes recherchent des natifs pour donner cours, pour les jeunes femmes il y a le travail de jeune fille au pair qui permet une immersion totale dans une famille ( donc on progresse en langues, et oui !), il y a Erasmus pour les étudiants, le service volontaire/civique européen, ou simplement pour les plus courageux, partir sur place et distribuer des CV. Quand on a fait une licence de langues, on peut partir en assistanat comme je l'ai fait ! Puis il y a le WWOOFing, aussi une solution, être logé et payé pour travailler dans une ferme écologique. Bref, ça regorge de solutions quand on cherche bien, il y en a des milliers d'autres ! Et puis partir, ça ne donne pas seulement une connaissance de la langue mais tellement plus, parce qu'une langue fait toujours partie d'une culture et nous rapporte à l'humain, à la communication avec les autres, et c'est ça qui est important !



Bien-sûr il y a d'autres façons d'apprendre, prendre un prof particulier, des cours du soir, des méthodes de 10minutes par jour et des tas d'applications, mais celles-ci me paraissent celles qui fonctionnent le plus pour moi, et elles sont les plus économes. Et vous, vous êtes déjà partis pour apprendre une langue ? Vous avez d'autres idées ? :)

Dictionnaires en ligne
Wordreference
Linguee

La presse en ligne
BBC News
BBC radio player - la radio et télé anglaise.
BBC learning - pour apprendre l'anglais
RTVE - les médias espagnols

Partir à l'étranger
Couchsurfing - pour rencontrer du monde
Aupair world
Service Volontaire Européen
WWOOF

mercredi 29 juillet 2015

Voyager léger et pratique, c'est possible et même facile !

Aujourd'hui, je me sers de mon propre voyage imminent au Maroc pour vous montrer comment faire un sac pour partir une semaine et avoir tout le nécessaire avec soi, voyager léger, ne pas galérer à la douane ou à la sécurité de l'aéroport, et même avoir de la place pour ramener des souvenirs ! Ready ?



Pour commencer, le choix du sac c'est assez important. Avant, j'étais incapable de partir ne serait-ce qu'un weekend sans une valise complète. Pour ma défense, la moitié était constituée de livres, et ce problème là se règle en partie grâce à l'arrivée de ma liseuse il y a deux ans. Mais plus on voyage et plus on se rend compte qu'il est important de voyager léger et d'être à l'aise en toute situation. J'ai donc décidé de m'acheter un sac à dos de 30L, qui me paraissait adapté à un voyage d'une semaine dans une région chaude ( quand il faut emporter des pulls, c'est une autre histoire croyez-moi..)
Mon budget était très limité, mais je voulais quand même quelque chose de solide et surtout avec des lanières qui distribuent le poids autour de la taille et de la poitrine pour ne pas tout porter à même les épaules. Je suis allée à GoSport et j'ai trouvé un sac qui paraissait être dans cette description et dans mon budget aussi. Ce sac de la marque GoSport n'est pas très discret au niveau des couleurs et pas très harmonieux mais il est pratique et son prix initial était de 20€ avant la remise de 5€ des soldes donc parfait ! Et puis au final c'est ma maman qui me l'a offert alors merci maman ! Toujours est-il que je n'emporterai que ce sac et mon petit sac en cuir vintage acheté sur un marché à Cardiff qui est solide et parfait pour y glisser mes papiers et mes affaires à portée de main. Le défi c'est de faire tout entrer maintenant, et c'est possible !


Pour commencer, à part ce sac, je n'ai eu aucun autre frais supplémentaire à faire pour ce voyage, mis à part deux "accessoires" achetés chez Décathlon. Une crème solaire indice 30 format voyage et une serviette en microfibre taille L. La taille M est trop petite si on veut s'en servir aussi comme serviette de plage éventuelle. L'avantage de cette serviette c'est qu'elle se fait toute petite dans un sac et sèche à vitesse grand V. C'est donc un investissement utile ! 


Ma première étape c'est toujours de constituer ma trousse de toilette pour qu'elle soit la plus petite et efficace possible, et surtout pour qu'elle passe la sécurité de l'avion sans soucis. Pour cela, j'ai un kit de voyage, que je remplis avec mes produits habituels pour éviter les frais de petits shampoings et autres, désormais beaucoup plus commercialisés qu'avant mais dont le prix au litre est assez impressionnant parfois. 


Vous aurez remarqué que je prends du talc avec moi ( ou pas d'ailleurs), pourquoi? Le talc est un produit dont je ne peux plus me passer, quand il fait très chaud il permet aux chaussures de ne pas sentir trop mauvais et il me sert aussi de shampoing sec à moindre coût et d'efficacité tout aussi grande. Idéal lors de grands voyages pour les petites têtes regraissant vite !


Dans l'autre petit récipient je mettrai mon dentifrice. Je vous présente aussi mon Tiger Balm, acheté dans un magasin spécialisé dans les produits indiens. C'est une pommade naturelle contre les mots de tête, de ventre, les piqûres d'insecte... Très pratique ! 



Même si je n'en aime pas beaucoup l'odeur, je dois avouer que les Summer Wipes de chez Kiko ont su faire leurs preuves plus d'une fois et que je ne regrette pas de les avoir achetées en soldes il y a quelques mois. Elles rafraîchissent, enlèvent efficacement les traces de sel et sable. Pas inutile à emporter avec soi, donc.


Et le tour est joué ! J'ai rajouté quelques cotons, un gel désinfectant pour les mains, ma brosse à dent et dentifrice, une CC cream et de la poudre bronzante, ainsi qu'un mascara. Quand il fait 40 degrés, le maquillage est un peu en option pour moi... Et le tour est joué! Ensuite on passe aux vêtements !



Liste simple. 2 pantalons en toile fine, 1 jupe longue, 1 short, 1 petite robe, 1 pull fin, 4 tee-shirts, 1 paire de tongs, 1 paire de chaussures en toile et 1 foulard. Deux codes couleurs différents dont les éléments sont interchangeables. Le foulard est important car il est utile pour se couvrir les épaules pendant certaines visites et il peut servir de paréo au bord de la piscine! Ne pas oublier les sous-vêtements parce que oui, ça peut arriver d'oublier, et le maillot de bain ! Ma technique pour rentrer les vêtements sans prendre de place dans un sac à dos est de les rouler en ' wraps' et je vous assure que ça ne fait pas de plis disgracieux si on le fait bien ! Quatre tee-shirts ça parait peu mais je sais que je les laverai en cours de route, et que ça mettra peu de temps à sécher, donc inutile de s'encombrer ! Pendant le voyage, j'aime bien mettre mon linge sale à part, et pour ça j'utilise le sac écologique de chez Yves Rocher, que j'ai reçu un jour en cadeau et qui me sert exclusivement de sac à linge sale car il ne prend pas de place et se replie comme un vieux kway! Je pars aussi souvent avec un tote bag roulé quelque part dans mon sac pour pouvoir l'utiliser si j'ai besoin de transporter plus de choses qu'avec mon sac en cuir, ou si en ramenant des souvenirs mon sac devient trop petit. Il passe comme sac à main à l'aéroport donc c'est une solution de secours. Car il faut toujours prévoir les souvenirs ! On revient souvent plus chargé qu'on ne le pense...



Ensuite c'est important de ne pas oublier de recharger les appareils électroniques la veille, et de ne pas partir en laissant les chargeurs sur les prises ! J'ai une petite pochette pour que mes câbles ne se retrouvent pas en boule dans un coin de mon sac après plusieurs utilisations. J'emporte d'ailleurs toujours avec moi une batterie nomade de recharge.


Enfin, comme je vais faire un long voyage, puisque je pars de France pour arriver à Madrid, puis de Madrid le bus jusqu'au détroit de Gibraltar, puis le ferry jusqu'au Maroc, autant vous dire que je vais avoir besoin de confort et d'occupation. Pour la partie occupation j'ai mon iPod, mes playlists Spotify et ma liseuse où j'ai mis cinq ou six ebooks. Pour la partie confort, j'ai nommé : oreiller de voyage, chaussures en toile et des élastiques pour les cheveux, parce que oui je suis un peu maniaque des cheveux. J'avais déjà parlé dans un autre article de ces chaussures et de ce coussin, il n'y a d'ailleurs pas grand chose à en dire, passons.


Voilà, le sac est prêt, et je n'ai plus qu'à le peser avec mon pèse-bagage manuel. High-five à moi-même, il est très léger et ça veut dire que je ne vais pas me casser le dos ! Avant de le refermer, je fais bien attention à ce que tout soit dans l'ordre pour demain. Les produit de beautés sont la première chose que je vois en ouvrant car c'est la première chose que j'aurai à sortir à l'aéroport pour mettre dans un panier lors du passage de la sécurité. 


Mon passeport en poche, je pense que c'est partie pour une jolie semaine d'aventure ! Je ne sais pas si j'aurai l'occasion de publier beaucoup sur ma page facebook pendant ce périple, mais continuez à me suivre ou aimez ma page si vous ne le faites pas déjà, vous aurez des photos en temps réel  : https://www.facebook.com/teatimetraveling 


J'arriverai à Tanger vendredi matin à 7h, et je commencerai par une visite de Chefchaouen, la ville bleue... But more on that later... Belle semaine à vous tous !