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dimanche 24 mai 2015

Les films qui donnent envie d'ailleurs!

Ceci est une liste non-exhaustive des films que je regarde quand j'ai envie d'autres paysages. Ces films ne sont pas des films d'action, ce sont des films où ça parle beaucoup globalement je pense, et aussi, ce ne sont pas des films joyeux, certains ne sont même pas spécialement bons. Mais ils ont tous en commun de mettre en valeur l'endroit où ils se passent, même partiellement. Ce ne sont pas des films sur le thème du voyage, même si certains le sont, ce sont des films sur la vie. 

Holy Lola
Bertrand Tavernier, 2003

Holy Lola est un film français que j'ai trouvé un jour par hasard dans les DVD de mon papa. J'ai du le regarder une dizaine de fois depuis. C'est l'histoire d'un couple qui part vers le Cambodge pour adopter un enfant. On y voit alors le combat et les difficultés d'un couple dont le désir d'enfant est un moteur pour surmonter les obstacles, et je pense que cette vision est très juste. Le Cambodge apparaît dans sa splendeur mais aussi dans ses mauvais côtés,  la pauvreté, la corruption.. Un petit bijou de film.


Eat Pray Love
Ryan Murphy, 2010

Je ne sais pas si c'est vraiment la peine de présenter Eat Pray Love ( Mange, prie, aime) étant donné le succés qu'il a eu lors de sa sortie en 2010. Le roman d'Elizabeth Gilbert sur lequel il est basé est une source d'inspiration. Il a été classé dans les Best Sellers le Chick-Lit ( livres de filles...) mais je le vois beaucoup plus comme un livre/film sur l'auto-introspection et ce besoin que nous avons tous de "changer de vie" après un événement qui nous chamboule. Il y a un proverbe qui dit " If you don't like where you are, move. You are not a tree". Ce livre/film nous montre qu'il ne faut pas avoir peur de partir parfois, si on n'est plus heureux là où on est. A beaucoup, tout ça est un énorme cliché. Mais beaucoup d'entre eux ne sont jamais partis, n'ont jamais tenté une révolution spirituelle à la découverte d'autres religions, n'ont jamais essayé de s'immerger dans une autre langue. Ce film ne me parait pas être un cliché ( d'autant plus qu'il est autobiographique ahah) mais au contraire, sonne assez juste pour une grosse production américaine dont le personnage principal est joué par Julia Roberts. 



The Constant Gardener
Fernando Mereilles, 2005

Un thriller. Oui, je mets un thriller dans ma liste. Il se passe au nord du Kenya, où une grande avocate est retrouvée morte. Le film revient sur son mariage et son activité de militante dans ce pays africain. Je n'en dis pas plus, à part que les deux acteurs sont très bons. D'après moi.



Trilogy : Before Sunrise, Before Sunset, Before Midnight
Richard Linklater, 1995-2004-2013

Deux personnages, trois films, trois ambiances. Vienne, Paris et quelque part en Gréce. Dans le premier film, Céline et Jesse se rencontrent à bord d'un train et décident de passer la nuit ensemble à se balader dans Vienne. Dans les deux suivants, les personnages se retrouvent, et je ne peux pas en dire plus, encore une fois, car ça vous gâcherait tout type de surprise. C'est un film où pas une minute les personnages ne cessent de parler, de découvrir la ville. L'action est dans les mots.


Into The Wild
Sean Penn, 2007

Faut-il le présenter ? Le film du voyage par excellence, même si celui-ci est un peu tragique, c'est un chef-d'oeuvre. 


Happythankyou
moreplease -  Liberal Arts
Josh Radnor, 2010-2012

Ces deux films se déroulent à New-York en partie et bien qu'on ne voie pas toujours la ville, une ambiance new-yorkaise en émane très fortement. Dans Liberal Arts, le personnage principal passe aussi beaucoup de temps en Ohio, ce qui fait un petit ( gros) contraste avec NYC. C'est sympa aussi. Ce ne sont pas des films exceptionnels mais ils me font passer un bon moment. Et puis j'aime bien Josh Radnor. That's it.


Once
John Carney, 2007

Comédie musicale romantique irlandaise un peu triste, Once nous fait découvrir la mélancolie irlandaise tout en musique. 



Begin Again
John Carney, 2014

Begin Again est aussi une comédie musicale du même réalisateur qui cette fois se déroule à NYC, et où Keira Knightley chante ! Pour le coup, ce film est exclusivement tourné dans les rues de New-York et donne presque envie d'y vivre..


Lost in Translation
Sofia Coppola, 2003

Une jolie histoire d'amitié un peu mélancolique entre deux clients d'un hôtel de Tokyo, qui met l'accent comme le titre l'indique sur la difficulté parfois de comprendre ou de se faire comprendre à l'étranger, surtout dans un pays où la culture est si différente. 



Vicky Cristina Barcelona
Woody Allen, 2008

Ce film fait polémique, notamment parce que les espagnols refusent de penser que ce film représente bien l'Espagne ou Barcelone, et aussi parce que les grands fans de Woody Allen trouvent que ce film n'a plus le génie des débuts de Allen. Peu importe, moi j'aime ce film, et pas seulement pour la scène de la chambre noire avec Penelope Cruz et Scarlett Johanson.


La grande bellezza
Paolo Sorrentino, 2013

J'avais déjà bien parlé de ce film italien dans un post d'il y a quelques années, je vous invite à aller le consulter. C'est un film un peu étrange mais qui, une fois encore, nous donne envie d'être riche à Rome.


Boyhood
Richard Linklater, 2014

Je pense que chacun a entendu parler du film qui a été tourné sur dix ans, sur la vie d'un petit garçon jusqu'à son entrée à l'université. Non seulement c'est du jamais vu, mais surtout ce film nous donne un aperçu génial sur la vie d'un enfant élevé aux Etats-Unis, de la culture des différents états, de ce que c'est de grandir là-bas. Et c'est un très bon film américain indépendant, au delà de ça.


La Trilogie L'Auberge espagnole - Les poupées russes - Casse-tête chinois
Cédric Klapisch, 2002-2005-2013

Idem, j'avais déjà parlé de cette trilogie si chère à mon coeur lors de la sortie de Casse-tête chinois au cinéma. Cette trilogie est purement basée sur le voyage, sur le déracinement volontaire ou involontaire, dans l'humour et dans l'émotion. La vie c'est compliqué, mais c'est sympa. Le voyage c'est pareil. Mettez Romain Duris là-dedans, et vous avez une trilogie géniale. It is that simple.


About Time
Richard Curtis, 2013

Ceci est une comédie romantique britannique pure souche, qui comme toutes les comédies romantiques britanniques ever, me donne envie d'être en Angleterre. C'est comme ça !


lundi 20 janvier 2014

Je vais au cinéma assez souvent, en fait.

En Automne -  Hiver 2013, j'ai vu plusieurs films que j'ai beaucoup aimé, malgré leur genre totalement différent. Allez, on en parle, et on leur donne des noms marrants : -  Le gentil, le vulgaire et l'innovant - 


Le gentil : Saving Mr. Banks (Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney) - John Lee Hancock



Alors d'abord, je viens de découvrir ce titre en français mais whatthewadibudbla? Enfin, la traduction des titres de films dans la langue de Molière m'étonnera toujours. Toujours est-il que, davantage encore avec le titre français, vous pouvez bien sentir la cucuterie que va être ce film. C'est l'histoire de cette auteure Australienne aux allures plus que British qui avait écrit des livres ayant comme héroïne Mary Poppins, se confrontant à Walt Disney, de son vivant, qui veut absolument lui acheter les droits pour en faire un dessin animé. Madame n'a plus d'argent et veut pouvoir conserver son chez-soi anglais, et monsieur a fait la promesse a sa fille que le dessin animé Mary Poppins verrait le jour. P.L. Travers est butée et révulsée par l'univers Disney, Walt Disney est.. Walt Disney, un gentil bonhomme qui fait servir des corbeilles de fruits, gâteaux et peluches à tout va, et pas moins buté. Situation d'opposition, personnages un poil stéréotypés.. on est chez Disney. Même si le scénario est tiré d'une histoire vraie, on frôle de très près l’exagéré. Le tout est entre-coupé de flash-back de l'enfance de P.L. Travers en Australie, qui se remémore son père dont elle était si proche malgré son alcoolisme alarmant, et la nanny qui avait été engagée pour s'occuper de son foyer, nous donnant ainsi bêtement l'origine du personnage de Mary Poppins. Cela-dit, même si le scénario est prévisible ( les personnages changent un peu, réussissent à travailler ensemble, blabla), dans l'ensemble on en ressort avec la sensation d'avoir quand même vu un bon film, qui a son pesant en émotions et en situations un peu cocasses. Le cast n'était en plus pas mauvais, loin de là, avec Tom Hanks en Walt Disney ( et ça lui va bien..), Emma Thompson en P.L. Travers et Colin Farrell qui joue le père de PL. Conclusion : Saving Mr Banks n'est pas un mauvais film, loin de là, c'est un film gentil..


Le vulgaire : The Wolf of Wall Street - Martin Scorsese



Alors déjà, déjà, mois je trouve encore qu'il y a un gros bémol au niveau du titre, et de l'affiche. Au niveau de la promo quoi, vous ne trouvez pas que " le loup de Wall Street" ça fait un peu enfantin, un peu dessin animé? Même "Saving Mr Banks". aurait fait plus viril. Alors bon, je suis quand même allée le voir, parce que Leonardo DiCaprio + Scorsese, bon, ça ne se rate pas. Ca ne se rate pas, et dans mon cas ça ne se regrette pas non plus. J'ai passé trois heures accrochée à l'écran, pour le meilleur et pour le pire, affrontant de longues scènes étranges qui n'étaient pourtant pas des longueurs. On aurait tort de penser que le thème du film est la bourse, les traders, ce n'est pour moi que le contexte, et même si on n'y connait rien, ou que pire, que le discours boursier nous agace, ça n'a pourtant rien de dérangeant. Par contre, ce film est vulgaire, dans toute la splendeur de la vulgarité. Et je ne parle pas du jenesaispluscombien nombre du mot 'fuck', qui fait polémique chez les parents d'élèves, mais des scènes obscènes, immorales, pleines de drogue de sexe d'alcool de fraude, de n'importe quoi, tout en même temps, ou pas. J'ai passé plus d'une scène les yeux écarquillés en me disant "ils n'ont pas osés", ne sachant pas s'il faudrait rire ou rester un peu con à regarder des hommes se ridiculiser sans le savoir en pleine ébriété. Cela dit, c'est vulgaire, vulgaire mais réalisé avec talent, pour ne pas nous perdre, ne pas nous faire penser " mais qu'est-ce que je fais là à le regarder se taper une prostituée et établir des théories pour frauder", non, on a envie de savoir jusqu'où il ira ce personnage tout puissant aux multiples faiblesses. DiCaprio a, pour moi, un talent d'acteur qui n'a rien à voir avec sa " sexitude", il entre dans la peau du personnage à merveille et le mène jusqu'au bout, dans son assurance aveugle et ses mensonges comme dans ses échecs aux yeux suppliants. Tout ça pour dire qu'il mérite son Golden Globes, et que la vulgarité, sauf si vous avez moins de 15 ans ( ou quelque chose comme ça), n'est pas un obstacle pour apprécier ce film AT ALL. In my opinion, c'est un film brillant, voilà.

L'innovant : Gravity - Alfonso Cuaron




Alors ça, je suis vraiment allée le voir par curiosité et par l'influence des réseaux sociaux probablement. Je n'aime pas les films dans l'espace, ni les films catastrophes, ni Sandra Bullock, ni trop George Clooney, ni les films en 3D en général. C'était bien parti. Cependant, bonne surprise, qui comme toutes les surprises est quand même un peu mitigée. Je ne vais pas mentir, j'ai été scotchée du début à la fin, parce que c'est un film incroyablement stressant et on ne peut pas s'empêcher d'angoisser avec la personnage principale, étant donné qu'on est pratiquement avec elle dans la combinaison, à entendre son moindre souffle, ou à étouffer quand il n'y a plus d'air. La deuxième chose qui m'a frappée c'est que c'est un film entièrement réalisé dans un décor qui n'est pas réel, et ça c'est dur à se dire. Oui, parce que n'étant jamais allée dans l'espace ( oui je sais, la honte), je suis prête à croire que c'est quand même plutôt très réaliste pour un décor qui n'existe pas. A part ça, je ne pense pas le revoir une deuxième fois, parce que ça gâcherait probablement l'étonnement et l'expérience de cette première séance de cinéma et aussi parce que je n'aime toujours pas Sandra Bullock et que rester bloquée avec elle pendant deux heures, une fois pas deux. Et aussi parce que ce film m'a fait faire une crise de claustrophobie de compassion horrible ahha. Aussi parce que, au-delà de la technique, les dialogues ne payaient pas de mine, et que je n'ai pas vraiment été touchée par les récits de leur passé douloureux à l'américaine. Je ne dis pas que c'est foncièrement mauvais d'ajouter une petite histoire, mais ça n'ajoute rien au film pour ma part, et c'était un poil trop gnangnan. Toujours est-il que je voulais en parler de ce fameux Gravity, parce que oui c'est innovant, que j'ai été impressionnée et que chapeau tout de même pour la technique.

Pour une fois que je ne vous parle pas de films indépendants sous-titrés ou français, je m'impressionne moi-même. Cependant, il y a encore un film sur lequel je dois vous concocter un article, mais je ne veux pas faire ça à la va-vite, alors on attendra encore un peu pour La Vie d'Adèle.. 

lundi 13 janvier 2014

Je suis allée au cinéma !

Bon à vrai dire, j'y suis allée plus d'une fois et j'aimerais parler d'au moins quatre films, donc ça va take a while. Mais qu'à cela ne tienne, c'est parti!

Casse-tête chinois de Cédric Klapisch




L'Auberge Espagnole
Les Poupées Russes
Alors ce film, il ne vient pas tout seul, non, c'est la suite de deux de mes films préférés, à savoir L'Auberge Espagnole (2002) et Les Poupées Russes (2005). Cette série de films aux titres espiègles et cosmopolites a commencé sur le thème d'Erasmus, du voyage à Barcelone de Xavier ( Romain Duris), des rêves, de la vie qui est compliquée et bordélique et de la jeunesse, des rencontres, de l'amour. Le casting était très bon, Romain Duris donc en personnage principal, Audrey Tautou qui jouait à l'époque sa copine, Cécile DeFrance la belge lesbienne assumée et la belle rousse&british Kelly Reilly. Le même casting est resté donc, du début à la fin, en passant par Les Poupées Russes où Xavier vivait le parfait amour avec son anglaise pendant qu'ils co-écrivaient un scénario de téléfilm franco-anglais, la trompant allègrement avec une mannequin, pendant que se préparait le mariage d'un ami de jeunesse à St Petersbourg. Compliqué, bien sûr. Et si toutefois on ne s'était pas rendu compte à quel point le temps passe, on le voit bien dans Casse-Tête chinois, quand ils comparent les images avec celles des premiers films.. Mais ce n'est pas une critique, c'est le temps, c'est tout, et le film est aussi dans cette logique. Le temps fait que ces jeunes étudiants, sont devenus des papas et des mamans, toujours aussi paumés, toujours dans le voyage même contre leur gré et avec de multiples clins d’œil aux deux autres films, autant dans les dialogues que dans le scénario. Bien sûr, il est " moins bien" que les premiers, ce n'est plus aussi frais, il y a du déjà vu, mais moi ça m'a fait tellement plaisir de les revoir.

Casse-Tête Chinois
C'est aussi un plaisir de retrouver le style de Klapisch qui sait si bien capturer les villes dans lesquelles il tourne, qui joue aussi entre le réaliste et l'un-poil-trop-fait-exprès ( enfin tout un tas d'amis qui se retrouve à vivre à New York, c'est quand même pas très commun). Le multilinguisme aussi est important, quel bonheur d'entendre autant de langues dans un film.. Et puis il y a cet équilibre entre humour et sensibilité. On pleure avec Xavier quand il doit dire au revoir à ses enfants quand leur mère les emmène après une séparation, et on rit aussi, souvent face aux difficultés des personnages qui.. galèrent, oui qui galèrent. Et puis ce film il rassure, même si ce n'est qu'un film, moi il me dit que tout est encore possible, qu'il y a une suite aux aventures de notre jeunesse. On retrouve le bordel, les couleurs et les voyages des premiers temps dans ce film, et on a envie de voir ce qui arrive aux personnages auxquels on s'est tant attachés, et  ça fait plaisir. C'est un bon film, un film auquel on reste accroché du début à la fin, fidèles jusqu'au bout.

mercredi 30 octobre 2013

LØVE ( prononcé " louve ) " lion" en danois.

J'ai reçu le package du nouvel album de Julien Doré, LØVE, en avant première, dans mon chez moi anglais, et j'en suis tombée amoureuse. C'est pas de ma faute, c'est juste superbe, plein de flou et de mélancolie heureuse, c'est doux et rythmé, ça fait pleurer puis rire, et déjà que j'aimais Bichon et Ersatz, là c'est encore un autre niveau. Tout ça pour dire, que ça fait une semaine que je l'ai et que je connais déjà tout par coeur. Et quand je dis par coeur, je rigole pas, c'est dans mon coeur que ça se passe, je vous jure de chez jure !



" On attendra l'hiver, pour se dire qu'on se manque, que c'était long hier, que c'est long de s'attendre"
- On attendra l'hiver -


Première page du livret CD/DVD
Et puis je dois avouer que j'avais une seule peur, c'était d'être déçue non pas par la chanson, mais par le choix du titre, qui a été la base de toute la publicité du CD, et à vrai dire " Love" avec un o barré à la danoise ou norvégienne, si c'était " juste pour le style", ben je trouvais ça nul. ( Non, je suis pas chiante, non non non). Mais comme s'ils avaient deviné que ça pourrait porter à confusion, j'ai vite été rassurée dès la première page du livret du CD ( qui est magnifique d'ailleurs, plein de photos et dessins et de belles paroles). Dans une interview, il parle de Love avec une cicatrice, qui coincide avec l'animalité du lion, j'ai trouvé ça pas mal. J'essaie d'être lucide, c'est dur de pas être submergée par des sentiments tout bonnement de groupie, non, il faut penser clairement. 

" Pour que Viborg nous dise
nous dise d'être émus
nous dise qu'on existe
mais qu'on ne s'aimera plus"
Penser clairement donc, mais pour écouter clairement, c'est pas avec la tête qu'il faut le faire, parce que mot à mot, qu'est-ce que ça veut dire? Je pense à  Porc Grillé, je pense à Mon Apache, je pense à Viborg, je pense à Hôtel Thérèse. Ca ne s'écoute pas avec sa tête ça, ça ne se comprends pas, il faut le sentir, il faut sentir le frisson monter, submerger et nous parler. ( Vous n'avez plus le choix, vous devez aller écouter sur Deezer, Spotify ou si on se connait bien, je vous le prêterai, sauf si vous êtes en Australie comme Margot, ou à Dublin comme Carolaïne ou à Istanbul comme Pauline, de qui je fais la pub au passage, elles ont des blogs vraiment super). Après il y a des chansons en anglais, elles sont jolies, je préfère celles en français, aux textes plus élaborés, mais ça ne veut pas dire qu'elles ne sont pas superbes, elles sont juste un petit peu plus légères, enfin légères, toujours dans une mélancolie profonde j'ai envie de dire, même si de façon contradictoire, on a envie de danser un peu ( je l'ai fait sur mon lit, j'avoue tout). Il y a deux duos, un avec Brigitte et un avec Micky Green, et ce sont des voix particulières qui s'accordent bien avec celles de Julien Doré, qui rentrent bien dans son univers. Oh et évidemment, je m'attendais à une chanson un peu " what the fuck is happening" ( no offense !) un peu comme le morceau Homosexuel dans Baie Des Anges, et je n'ai pas été déçue. Si j'étais vous j'irais écouter Platini. Mouhaha. 
Comme dirait facebook : j'aime.

Voilà en live Virgin une vidéo de Mon Apache, probablement un des plus beaux morceaux de l'album. Et je vous laisse là-dessus. J'ai déjà bien assez parlé. 



mercredi 16 octobre 2013

Parce que parfois, un poème, c'est juste la plus belle chose du monde.

J'ai découvert Boris Vian avec l'écume des jours et l'herbe rouge au printemps dernier, motivée par la sortie imminente du film de Michel Gondry. Puis j'ai accroché, évidemment. Je lis un hors-série du Monde sur lui et son oeuvre en ce moment, qui est assez complet d'ailleurs, et je tombe sur ce poème. Je le connaissais sans l'avoir vraiment lu, sans l'avoir vraiment savouré. Pour une fois mon blog tient la promesse de son nom : c'est de la poésie, et je vous la fait partager, dans tout ce qu'elle a de plus noir, cru, beau, triste et drôle, en espérant qu'on ne vous ait pas trop forcé à le lire à l'école.  

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir
Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort.

Boris Vian - Je voudrais pas crever

vendredi 30 août 2013

mardi 27 août 2013

Je suis allée au cinéma !

François Ozon, c'est un réalisateur phare pour moi. Il est capable de nous tenir en haleine le temps d'une pièce de théâtre adapté à l'écran avec 8 femmes, de nous faire - flipper grave - avec Swimming Pool, ou de nous faire bien rire (sur fond politicomique) avec Potiche ! ( Etc.) C'est donc en toute évidence que je me suis dirigée vers une salle de cinéma dès la sortie de son nouveau film.

Jeune & Jolie - François Ozon


(Oh et une mention spéciale pour la bande annonce, qui exprime bien l'ambiance sans en dire trop. Great!)

Ozon m'a captivée, à travers les yeux de Marine Vacht ( à elle-même probablement assez captivante d'ailleurs). La nudité, on y est habitués dans nos films d'auteurs français, d'ailleurs les familles bourgeoises dans leur beaux appartements parisiens, on connait. Il faut du fond, et le fond c'est une histoire de jeune fille qui se prostitue " sans raison apparente", loin des documentaires sur la prostitution des jeunes filles sans ressources, loin des questions de psychologie sur le pourquoi du comment, et des traumatismes qui peuvent pousser à ça. On se pose des questions le long de ce film, on se pose d'ailleurs les mêmes que les personnages secondaires, et puis d'autres, sur notre société et la place du sexe. A vrai dire, bien que le film tourne essentiellement sur le personnage d'Isabelle ( Marine Vacht), jamais on ne pourra comprendre ou même entrevoir une pointe d'explication. Elle ne laisse rien paraître, et pourtant c'est fort à voir. Isabelle fait peur, menace de sa voix douce sa mère de dénoncer son adultère, parle de sexe ouvertement à son jeune frère, et surtout se prostitue avec une froideur sans égal, d'un air mélancolique ce qui fait sa beauté peut-être, surement. Ce que j'ai aimé du film, c'est qu'on ne part pas de généralité. On expose simplement une histoire, l'histoire d'une jeune fille dont les pratiques sont un peu particulières (certes) et qui doit ensuite subir les conséquences de ses actes, du à son jeune âge et à son milieu. Je n'ai pas trouvé de jugement particulier, on ne dit pas que la prostitution est bien, ou mal d'ailleurs, on en voit juste les opinions d'un entourage un peu perdu, d'un psychologue sans réponses, de la police, des habitués. 

Et puis il y a de l'humour, et ça, c'est important. J'ai ris pendant certaines scènes, de la situation ou des mots, et entre deux regards glaciaux d'Isabelle, ça fait du bien. 

Les personnages secondaires ont tous leur place, tous une personnalité bien à eux qui ajoute un piment particulier au film. Retrouver la puissante britannique Charlotte Rampling dans un rôle touchant et frissonnant de la femme trompée et pourtant si digne, m'a fait chaud au coeur. Geraldine Pailha est excellent dans le rôle de cette mère dépassée par les événements, aux côté de Frédéric Pierrot, hilarant dans sa naïveté et sa maladresse. 
Enfin, certaines scènes en elles-même valent le coup d'aller payer son ticket, comme celle du poème de Rimbaud " On n'est pas sérieux quand on 17 ans" , récités par des élèves chacun leur tour ( dont Isabelle), et qui est si touchante. Et puis, même si c'est une histoire de prostitution, c'est aussi et surtout une histoire de jeunesse. Le retour de vacances, rêvant l'air sérieux dans la voiture, l'été de ses seize ans, moi ça me fait sourire, parce qu'on a tous en nous ce retour de vacances où tout avait changé, et pourtant pas tant que ça. En tout cas, moi oui. Ce sont des sentiments qui nous parlent, cet abandon de son enfance, cette découverte d'un monde d'adulte où l'adultère, le sexe, les problèmes de couple, de confiance et de santé existent et que les parents ne sont plus nos boucliers. Cet âge où l'on se rend compte qu'à partir de maintenant, on aura des secrets qu'on ne dira plus à maman parce qu'ils sont plus lourds que nous, cet âge où l'on atteint malgré soi un point de non retour. La prostitution est bien là dans ce film, mais si on la considère comme une image, si on la considère comme n'importe laquelle des " bêtises" que l'on peut faire en entrant dans l'âge adulte, un peu penauds, un peu perdus, alors ce film parle à tous. 

Pour plus d'infos, et de critiques : http://www.francois-ozon.com/fr

vendredi 26 juillet 2013

Je suis allée à Avignon

Avignon, pendant le festival, c'est un concentré d'émotions qui se succèdent en une ( toute) petite semaine de vacances.


Le Rhône et ce fameux pont, un jour d'orage..
Les rues sont pleines de monde, de monde spectateur et de monde comédien qui se croisent, se parlent, s'amusent et s'agacent, dans la chaleur du sud et le bruit des grillons/cigales ( je n'ai pas encore fait la différence). A Avignon on croise des clowns, on lit des titres grivois ( " ma voisine ne suce pas que de la glace" ou quelque chose comme ça), on n'ose pas refuser les petits tracts même quand on sait qu'on n'ira pas voir le spectacle de toute manière, que ça finira au fond du sac puis dans la poubelle en rentrant, mais quand même, on prend un tract, voilà ! Avignon c'est beau et en pierre, c'est fortifié, c'est vivant et coloré, et le bord du Rhône est apaisant pour un pique-nique ou une sieste entre deux spectacles. A Avignon il y a un vieux pont connu grâce à une chanson que je chantais sans arrêt quand j'avais deux ans ( Vous l'avez dans la tête ? Sinon cadeau! ), et ce pont là il faut payer un milliard de dollars pour le visiter, même s'il n'a rien d'exceptionnel. Il y a un autre pont, qui est en service et entier, et solide, celui là ( mais pourtant pas connu) et d'où on prend probablement toujours les mêmes photos mais c'est tellement beau. ( nostalgie, paf). Au bord du Rhône on m'a emmené au restaurant ' Le Bercail', qui est à recommander pour son petit rosé de pays très très bon, une pizza végétarienne assez originale, et surtout, surtout son cadre typiquement du sud de la France avec le chat qui se balade, le four à pizza en plein air et la vue sur l'eau et les remparts.. Parce que oui, Avignon sait aussi se faire très romantique ( Cette année ils ont aussi installé une grande roue, d'ailleurs, si on veut tout voir d'en haut, et avoir le vertige à deux pour la coquette somme de cinq euros!)

La Grande Roue, voilà

Avignon c'est stressant pour conduire, il y a des routes en courbes fourbes et on se râle dessus allègrement quand on n'arrive pas à se garer et qu'on va être en retard aux spectacles et que grmrblrlbrrr. A considérer : le camping un peu plus cher mais bien plus proche, qui permettrait de ne pas avoir recours à la voiture, parce que c'est bien une ville où elle devient l'ennemi suprême une fois qu'on a gouté à la joie des bouchons d'une heure sur un trajet des quelques kilomètres.. 

Mais Avignon, surtout, et on y arrive, c'est du THEATRE ! 


Je ne parlerai que d'une pièce, parce que c'est la seule qui m'a absolument bouleversée et émerveillée. C'est une adaptation du roman Les Particules Elementaires de Michel Houellebecq, par Julien Gosselin et la compagnie Si Vous Pouviez Lecher Mon Coeur ( formés à l'EPSAD, Lille) 

(.http://www.festival-avignon.com/fr/Artiste/195)

Je les avais déjà vus pendant le Festival Prémices en 2012 au théâtre du Nord avec le spectacle ' La Chanson ', qui m'avait déjà beaucoup touché, mais le spectacle que nous avons eu à Avignon est pour moi un coup de maître et de magie monumental. Je n'ai pas lu le roman de Houellebecq, ou du moins pas encore, mais il me tarde de retrouver les phrases si frappantes, ces monologues si puissants, ces mots qui retournent le coeur aussi simplement que cela. Ces mots, qui plongés dans le chaudron magique du génie de Julien Gosselin ressortent en puissance avec une mise en scène juste, qui ne laisse jamais place à l'ennui et nous pousse aux larmes comme au rire, grâce également à une performance des acteurs qu'on peut qualifier d'exceptionnelle. Je ne suis pas experte en technique, je ne m'y connais pas en lumières, en déplacements, mais je sais que ce que j'ai vu là était proche de la perfection au niveau de ce que j'ai ressenti, et innovant par rapport à ce que j'ai pu voir auparavant ( l'utilisation de projections dans le fond, les acteurs toujours sur scène même quand ils ne jouent pas, l'utilisation de la musique, etc.). D'habitude c'est le cinéma qui me transcende, d'habitude le film est capable de me faire ressentir des choses tellement fortes que je sais dès lors que je ne m'en lasserai pas, ni des mots, ni des acteurs, ni des lieux, de la lumière ou des sons.  Et bien cette fois voilà, j'aurais voulu pouvoir emmener le spectacle avec moi et le revoir à ma guise, quand je suis malade, triste ou juste pleine d'ennui. D'ailleurs il passe au théâtre du Nord cet automne, ça vaudra bien un petit aller-retour Derby-Lille ! 

Et pour finir avec les opinions diverses, voici les critiques du Monde et du Figaro ! 

jeudi 27 juin 2013

Un jour je ferai des articles plus longs et plus construits..

C'est les vacances, je regarde des séries, et pas qu'une...


Who's that girl? It's Jess.

J'ai commencé à regarder New Girl, surtout pour la magnificent Zooey Deschanel et son style hors pair , et même si c'est pas une série exceptionnelle, c'est plaisant et un peu déjanté and I like it. C'est l'histoire de Jess, qui s'est fait tromper par son copain et qui décide d’emménager dans un loft avec trois colocataires "mâles".
M'enfin cette année j'ai commencé à regarder des tas de choses, dont The Big Bang Theory, qui a l'air très geek comme ça, mais en fait non, la preuve j'aime beaucoup ! J'ai continué à regarder How I Met Your Mother ( on découvre la mother à la fin de la saison 8, ça vaut le coup de regarder jusqu'au bout même quand ça s’essouffle !)
Je regarde aussi Grey's Anatomy depuis ses débuts, même si honestly, Meredith qui manque de mourir à chaque saison, ça commence à faire bien beaucoup... Et puis dérivé de cette série, Private Practice avait été créé et s'est arrêté avec une dernière saison superbe et surprenante, un joli bouquet final !

Charlotte & Cooper in Charlotte's dream - Private Practice

Dans les comédies il y a aussi Modern Family, avec Phil, the hilarious dad. Et puis la révélation de l'année pour moi, a été The Office, une série filmée comme un documentaire et d'un humour fin et aux personnages incroyablement attachants ! S'il y a une série à regarder, s'il y en a UNE, c'est celle-ci ! Bon bien sur, j'ai commencé à regarder l'année où elle s'arrêtait, mais il y a neuf saisons à rattraper avant de pleurer la fin de ce truc génial.

Jim and Dwight - The Office

Certes, les séries, c'est pas très tea&poetry - bien que je boive du thé tout le temps - mais ça fait du bien d'avoir ses habitudes télévisées ( surtout internet en fait, it goes without saying). Certaines séries sont peu connues en France, et j'ai envie de dire tant mieux, la traduction et le doublage les tueraient... ( Longue vie à la VO)



lundi 17 juin 2013

Ce soir je suis allée au cinéma. Ancora.

J'ai vu un film qui me ressemblait. Je me suis dit que c'est fou, cette fascination pour les choses qui nous ressemblent, ce besoin d'être compris, de ne pas être seul à ressentir cette folie du rien, cette peur des sentiments, cette flamme d'écrire qui doucement se transforme en flemme, et ça n'est plus pareil. 


La Grande Bellezza - Paolo Sorrentino



J'avais trouvé le trailer plat, j'avais trouvé le trailer attirant mais sans plus, mais, puis bien plus important, le film m'a parlé, avec ses images, sa musique, ses mots, sa douceur et sa surprise, son dynamisme et sa lenteur, ses nonnes qui font de la balançoire, ce protagoniste qui se fait vieux et vit sa vie dans l'ombre d'un premier amour, et qui parle de Flaubert, connait Fanny Ardant et habite un appartement de snobinard avec vue sur le Colisée. J'ai presque senti l'odeur et l'air chaud de Rome dans les plans prolongés, les bruits et la langue, che bella ! Rome est filmée à sa juste valeur, dans sa splendeur de ville musée. C'est un film qui m'a fait admirer la technique, qui m'a éblouie de couleurs, d'émotions, de moments de vie farfelus, dans un monde de riches snobs qui ne savent plus comment remplir leur existence, qui passe et vite de surcroît. C'est un film sur Rome, à Rome, avec des Romains dans leur monde de fausseté, de mensonges à eux-mêmes qui pourtant laisse apparaître des instants de fragilité. Les mots étaient beaux, pas seulement pour la langue, pas seulement. Ça a commencé avec une citation de Céline dans Voyage au Bout de la Nuit, et ça m'a plu. C'est un long film qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui, si on se laisse bercer par le réalisme mêlé la magie d'un monde plus que mondain - dans leurs discussions et fêtes, dans leurs extravagantes maisons et envies -  nous émerveille, nous fait peur, nous attendrit et au final, nous (me) fait RESSENTIR beaucoup de choses. Rares sont les films sur la vieillesse que j'aime, et rares sont ceux qui en parlent sans clichés. Si l'écrivain cynique en panne d'inspiration mais qui s'en moque, à qui reprend l'envie d'écrire quand il apprend que son premier amour est morte, que par dessus le marché, elle l'a aimée toute sa vie, même mariée à un autre, alors oui, c'est peut-être cliché. Mais c'est un cliché juste, c'est un cliché qui marche parce qu'il n'est pas toute la trame du film, parce que justement le film est comme la vie. On pense à quelque chose, puis à une autre, on parle, on danse, on entreprend et abandonne. On a des envies comme ça, on agit, puis on pense. Voilà c'est ça, ça a été filmé comme la vie, même dans l'absurdité totale, même dans les moments de folie, même dans les rêves et les imperfections. Rome, la vie ( une girafe, une naine, et une sainte). 

( Extrait )


mercredi 5 juin 2013

Parce que j'ai reçu les résultats de mon essay sur Keats's Odes.

Et qu'ils sont excellents !


‘Change, decay, mortality: these are the enemies in Keats’s odes. ‘

" In Letter 31, written in November 1817, Keats wrote “ I am certain of nothing but of holiness of the Heart’s affections and the truth of Imagination – What the imagination seizes as Beauty must be truth – whether it existed before or not – for I have the same Idea of all our Passions as of Love they are all in their sublime, creative of essential Beauty” ( Mayhead p123). He wrote Ode on a Grecian Urn six months later, giving his own words to the urn. The praise of Beauty and Imagination as the most important things shows that, even though he could not always talk of acceptance concerning the transience of life, he was at least able to forget about it the time to let himself slip into the power of imagination, beauty, art, and love. 



Bright Star by Jane Campion
Abbie Cornish as Fanny Brawne and Ben Wishaw as John Keats. 

           

“ Beauty is truth, truth beauty”, - that is all

Ye know on earth and all ye need to know”

Ode on a Grecian Urn 







Hier soir je suis allée voir...

  Le Passé d'Asghar Farhadi. 


La bande annonce n'est pas très explicite, mais elle décrit bien l'atmosphère du film. Des secrets, une famille recomposée, décomposée à souhait et des personnages aux émotions fortes et d'une justesse incroyable dans leur rôle. Studio magasine a comparé ce film a un polar, polar émotionnel, polar familial, et il est vrai que le film est construit de cette façon, suivant pas à pas les révélations des personnages, d'abord en manque cruel de communication, coincés dans les non-dits. Le film suit une évolution intéressante. Nous partons des non-dits, d'une famille en tension, fatiguée des cris, d'une vérité qu'on ne dit pas. Par l'intermédiaire d'abord d'un seul personnage réapparaissant dans leur vie pour la première fois depuis quatre ans, les personnages vont se confier, mettre sur ses épaules toute la communicati on ratée au sein de leur noyau familial décomposé. En laissant les vérités de chacun éclater, les personnages se rapprochent, se réconcilient peu à peu, laissant pourtant cette recherche de la vérité absolue, ces questions que l'on se pose mais dont on n'aura jamais la réponse, les envelopper peu à peu. Est-il important de comprendre le passé, et le peut-on seulement parfois? C'est la grande question qui nous habite à la fin du film. La vérité blesse, la vérité peut avoir des conséquences abominables, pourtant on nous dit de ne pas mentir. Et le passé dans tout ça? Et bien peu à peu, on se rend compte que le présent n'est qu'un cadre de souvenirs ressassés, de pourquoi et de comment d'une période révolue qui pourtant influence leur existence chaque jour. Un passé difficile à comprendre, difficile à oublier même en essayant très fort, et auquel on ne sait pas finalement, si les personnages survivront dans leur ' nouvelle vie'.


Le Passé est donc un film qui fait réfléchir, qui traite beaucoup de sujets sensibles et actuels, comme la recomposition de la famille, la dépression, le besoin de partir, l'adolescence, la psychologie des enfants ayant vécu un drame. Seulement voilà, tout cela est issu d'une reflexion 'd'après-film', et ce qui me frappe c'est cette capacité du réalisateur à aborder tous ces sujets, avec le fil conducteur du manque de communication et de la place de la vérité et du passé, sans même que nous nous en rendions compte. C'est un tableau de vie, filmé avec une telle précision dans les émotions et le naturel que d'une part le réalisateur, (ne parlant pas français ! Comme quoi la barrière de la langue n'en est pas une quand il s'agit de cinéma et d'émotions ) et les acteurs peuvent en être grandement félicités, comme l'a été Bérénice Béjo au Festival de Cannes cette année. Sa performance en tout cas très différente que dans the famous 'The Artist' de Michel Hazanavicius, prouve bien la capacité de cette actrice à s'adapter dans des rôles opposés avec justesse.

lundi 3 juin 2013

Let Art touch you with her soft hands.






" Some people go to priests; others to poetry; I to my friends, I to my own heart, I to seek among phrases and fragments something unbroken _ I to whom there is not beauty enough in moon or tree; to whom the touch of one person with another is all, yet who cannot grasp even that, who am so imperfect, so weak, so unspeakably lonely. 

There I sat. "

The Waves, Virginia Woolf, 1931.